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ONU: pas de surveillance des droits humains au Sahara occidental

23/04/2013 10:00 EDT | Actualisé 23/06/2013 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - Face à la résistance démontrée par le Maroc et la France, les États-Unis ont été containts d'abandonner leur proposition de surveiller la situation des droits humains au Sahara occidental, ont déclaré des diplomates des Nations unies, mardi.

Avec le recul des États-Unis, le Conseil de sécurité pourra approuver la résolution de l'ONU, qui prolongerait d'un an le mandat des Casques bleus dans la région, ont indiqué des diplomates sous le couvert de l'anonymat.

Le Maroc a annexé, en 1976, l'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental, déclenchant des décennies de conflit meurtrier pour obtenir l'indépendance. Les rebelles du Front Polisario ont mené la lutte, qui s'est officiellement soldée par un cessez-le-feu orchestré par les Nations unies, en 1991. Le gouvernement marocain a alors proposé un statut d'autonomie à la région, mais le Front Polisario ne démord pas de son objectif d'indépendance et demande la tenue d'un référendum populaire pour déterminer l'avenir du Sahara occidental.

Le Front Polisario, de même que des groupes de défense des droits humains, exercent un lobby depuis des années pour qu'une présence onusienne soit assurée dans la région.

Dans un rapport remis au Conseil de sécurité le mois dernier, le secrétaire-général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé à une surveillance — indépendante, impartiale, complète et durable —, sur la situation des droits humains au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés et ce, en raison d'allégations de nombreuses violations des droits de la personne.

Les États-Unis avaient, à la suite du dépôt de ce rapport, proposé d'inclure la surveillance des droits humains par les Nations unies dans la résolution élaborée en vue de la prolongation du mandat des Casques bleus.

Frustré de cette proposition, le Maroc a annulé ses exercices militaires conjoints avec les États-Unis le 16 avril.

Les représentants américains ont, dans la foulée, altéré la proposition, demandant une plus grande amélioration de la situation des droits humains plutôt qu'une véritable surveillance, ont expliqué les diplomates.

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