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Lucian Bute profite au maximum de son temps passé en climat tropical

23/04/2013 10:57 EDT | Actualisé 23/06/2013 05:12 EDT

LAKE WORTH, États-Unis - À l'instar de son ami Georges St-Pierre, Lucian Bute investit beaucoup de temps, d'énergie et de sérieux dans sa préparation d'avant-combat.

Bute et St-Pierre estiment tous deux que l'issue d'un combat se décide, à toutes fins utiles, dans les semaines qui précèdent un affrontement. Ils considèrent qu'une fois dans le ring, il est trop tard pour corriger une carence.

Le camp d'entraînement d'un combattant, que ce soit en arts martiaux mixtes comme St-Pierre ou en boxe comme Bute, doit donc se dérouler dans des conditions optimales.

C'est dans ce but que Bute passe beaucoup de temps à Lake Worth, en Floride, là où il a acheté une maison en 2010, pendant la crise immobilière qui sévissait aux États-Unis. Il en profite au maximum depuis ce temps, notamment pour y tenir ses camps de préparation, comme celui qui se déroule présentement à l'approche du combat du 25 mai prochain contre Jean Pascal.

«Avant, on louait une maison à Miami et on payait jusqu'à 12 000 $ US par mois. Maintenant, en plus d'épargner de l'argent, on se sent chez nous quand on vient ici», a expliqué Bute, mardi, dans la cour arrière de sa résidence, à quelques pas d'une rivière qui longe le complexe résidentiel où il s'est établi.

«Je suis dans un coin très tranquille et je peux me concentrer comme il faut pour l'entraînement, a noté le Québécois d'origine roumaine. J'ai le gymnase de boxe qui est à 10 minutes de voiture, il y a le parc juste à côté et un gymnase de mise en forme à deux minutes d'ici. J'ai tout ce dont j'ai besoin et en plus, je suis vraiment bien.»

«Lucian aurait pu s'installer dans un autre pays où il fait chaud, mais le fait qu'il n'y ait pas de décalage horaire avec Montréal, que ce soit à trois heures et demie de vol, ça donne à toute l'équipe beaucoup de flexibilité en ce qui concerne nos allées et venues», a fait remarquer Stéphan Larouche, l'entraîneur de Bute.

Comme tout Québécois qui se respecte — qu'il soit d'origine ou d'adoption —, Bute aime le soleil et la chaleur tropicale. Ces atouts rendent sa vie plus agréable entre les séances d'entraînement, mais elles sont également utiles pour sa récupération en tant qu'athlète.

«C'est le soleil et la vitamine B, après chaque entraînement je viens ici à la maison et je me repose un peu, je peux aller dans la piscine et prendre un peu de soleil, ce qui fait que la récupération est plus rapide», a noté le Roumain d'origine qui est devenu citoyen canadien, l'an dernier.

«Un athlète peut être très sérieux dans son entraînement, mais il a droit à ses moments de détente, a souligné Larouche. À ce niveau-là, les moments de récupération sont très importants.»

Il suffit d'assister à un entraînement de Bute pour réaliser à quel point c'est effectivement le cas. Le chaud soleil floridien avait beau caresser la verdure de Buttonwood Park, mardi matin, à quelques pas de course de sa résidence, ça n'a fait que rendre plus astreignant l'entraînement cardiovasculaire auquel il s'est livré à cet endroit.

En simulant la chronologie d'un combat, au moyen d'un «round» de trois minutes à la fois, le préparateur physique Alain Delorme a alors demandé au boxeur de 33 ans d'effectuer des sprints, entrecoupés de très brefs mais intenses exercices de force. Vingt-quatre heures plus tôt, c'est à une véritable séance de torture qu'il s'est prêté dans la pénombre d'une salle de musculation située à quelques coins de rue du parc.

«Les entraînements sont durs, mais ça fait aussi partie de ma carrière, de mon futur. Je n'oublie jamais la raison d'être des entraînements», a affirmé Bute.

«On a trois événements quotidiens qui sont sacrés: l'entraînement physique du matin, l'entraînement de boxe l'après-midi et le souper de groupe en soirée, a indiqué Larouche. C'est comme ça pendant 40 à 50 jours.»

À chaque camp d'entraînement, l'ancien champion du monde IBF des super-moyens invite son entourage à demeurer chez lui. Larouche a toutefois décidé de louer, l'automne dernier, sa propre maison quelques rues plus loin.

«Je voulais que Lucian ait davantage sa vie à lui, a déclaré l'entraîneur. Ça crée une nouvelle dynamique. Il vient souper chez nous et je vais souper chez lui.»

En s'établissant en Floride à son tour, Larouche espère inciter d'autres boxeurs à venir s'y entraîner.

«Ça fait partie de nos plans à moyen terme», a-t-il indiqué.

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