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Le pétrole reste prudent à New York au vu des craintes sur la demande

23/04/2013 02:59 EDT | Actualisé 23/06/2013 05:12 EDT

Le cours du pétrole coté à New York a terminé proche de l'équilibre mardi, hésitant entre des indices de Wall Street nettement orientés à la hausse et la publication de chiffres moroses venus de Chine et d'Europe qui avivaient les craintes sur la consommation d'or noir.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin, dont c'est le premier jour de cotation, a lâché 1 cent à 89,18 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché énergétique a été aidé par la bonne performance des marchés boursiers qui entretient l'optimisme des investisseurs", a remarqué Bart Melek, de TD Securities.

Mais les cours du pétrole sont quand même "restés sous pression en raison des chiffres chinois et européens", a-t-il ajouté.

Selon un indicateur de la banque HSBC, la production manufacturière en Chine connaît en avril une expansion plus lente qu'au mois de mars.

Et l'annonce que l'activité privée dans la zone euro a continué de se contracter en avril au même rythme que le mois précédent, avec des chiffres décevants en Allemagne, n'était pas pour rassurer les investisseurs.

Ces données "replacent la question de la demande mondiale de pétrole au coeur des inquiétudes des investisseurs", a remarqué John Kilduff, d'Again Capital.

"Si on a d'un côté la Chine qui croît à peine et de l'autre la zone euro qui continue à ne montrer aucun signe de progrès, cela pèse forcément sur les cours du pétrole", a souligné M. Kilduff, notant que le marché attendait désormais avec fébrilité la publication vendredi des chiffres sur le Produit intérieur brut des Etats-Unis au premier trimestre.

Un net renchérissement du billet vert face aux principales devises a aussi rendu moins attractifs les achats de brut libellés en dollars pour les investisseurs munis d'autres monnaies.

Le marché ne s'est toutefois "pas complètement effondré grâce à des résultats d'entreprises pas trop mauvais aux Etats-Unis" et "à la possibilité de plus en plus grande d'une baisse des taux d'intérêt" de la Banque centrale européenne de nature à stimuler la croissance de la région, a souligné Phil Flynn, de Price Futures Group.

jum/sl/mdm

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