NOUVELLES

Le pétrole ouvre en net recul à New York, craignant pour la demande mondiale

23/04/2013 09:35 EDT | Actualisé 23/06/2013 05:12 EDT

Les prix du pétrole cotés à New York évoluaient en nette baisse mardi à l'ouverture après des chiffres moroses en provenance de Chine et de la zone euro qui avivaient les craintes sur la consommation mondiale d'or noir.

Vers 13H15 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de référence (WTI) pour livraison en juin, dont c'est le premier jour de cotation, reculait de 1,04 dollar à 88,15 dollars.

"Les données économiques chinoises et européennes replacent la question de la demande mondiale de pétrole au coeur des inquiétudes des investisseurs", a remarqué John Kilduff, d'Again Capital.

Selon un indicateur de la banque HSBC, la production manufacturière en Chine connaît en avril une expansion plus lente qu'au mois de mars.

La publication il y a une semaine d'un ralentissement inattendu de la croissance de l'économie chinoise au premier trimestre avait déjà fortement inquiété les opérateurs et alimenté de forts reculs sur les marchés des matières premières.

Et l'annonce mardi que l'activité privée dans la zone euro a continué de se contracter en avril au même rythme que le mois précédent, avec des chiffres décevants en Allemagne, n'était pas pour rassurer les investisseurs.

"Si on a d'un côté la Chine qui croît à peine et de l'autre la zone euro qui continue à ne montrer aucun signe de progrès, cela pèse forcément sur les cours du pétrole", a souligné M. Kilduff, notant que le marché attendait désormais avec fébrilité les chiffres sur le Produit intérieur brut des Etats-Unis au premier trimestre, diffusés vendredi.

Un net renchérissement du billet vert face aux principales devises rendait aussi moins attractifs les achats de brut libellés en dollars pour les investisseurs munis d'autres monnaies.

Le marché ne s'est toutefois "pas complètement effondré grâce à des résultats d'entreprises pas trop mauvais aux Etats-Unis" et "à la possibilité de plus en plus grande d'une baisse des taux d'intérêt" par la Banque centrale européenne de nature à stimuler la croissance de la région, a souligné Phil Flynn, de Price Futures Group.

jum/sl/bdx

PLUS:afp