NOUVELLES

Dryden prône la concertation afin d'enrayer le fléau des commotions cérébrales

23/04/2013 01:32 EDT | Actualisé 23/06/2013 05:12 EDT

CALGARY - Ken Dryden estime que de braquer les projecteurs sur la problématique des commotions cérébrales représente la meilleure façon de stimuler la prévention et d'améliorer les traitements.

Le gardien membre du Temple de la renommée, auteur et ancien ministre du gouvernement fédéral, veut contribuer à ce qu'on fasse la lumière sur le fléau en réunissant les athlètes, le corps médecinal, les chercheurs, les entraîneurs et les dirigeants d'équipes autour d'une même table.

«Je juge que c'est le principal problème dans le sport, pas uniquement au hockey, mais au football, à lacrosse, au rugby et même au soccer», a affirmé Dryden, lundi, à l'occasion d'une allocution lors d'un forum de discussions sur les commotions dans le sport à l'Université de Calgary.

«J'aime l'expression qui dit `là où il y a une volonté il y a un chemin'. Mais c'est un épineux problème qui soulève plusieurs questions.»

Dryden a dit croire que les répercussions seront catastrophiques si la communauté sportive ne se penche pas sur la situation de façon concertée.

«C'est un de ces sujets, comme la cigarette il y a 40 ou 50 ans, qu'on dira dans plusieurs années `Mais comment donc avons-nous pu être autant stupide', a-t-il avancé. Dans une quarantaine d'années, les gens vont parler de nous en disant `Mais qu'est-ce qui n'allait pas avec eux? Pourquoi n'ont-ils pas allumé avant?'»

«Même les gens qui en savent un peu sur le sujet savent peu de choses, a continué Dryden. Personne d'entre nous sait réellement ce qu'il doit savoir. Et nous devons faire quelque chose tous ensemble — les scientifiques, les entraîneurs, les joueurs, les parents et les dirigeants.»

Un échange au sujet de la mise en échec dans le hockey mineur a inévitablement animé le débat.

L'ancien capitaine des Flames de Calgary, Jim Peplinski, a ramené sur le tapis les conclusions d'une étude de l'Université de Calgary selon lesquelles le jeu avec contact dans les rangs pee-wee (11-12 ans) faisait plus que tripler les risques de commotion et de blessure.

«Je suis d'accord avec Jim, a corroboré l'entraîneur de l'équipe universitaire des Dinos de Calgary, Mark Howell. Nous devons porter le flambeau dans ce dossier. Nous devons faire confiance aux spécialistes de la médecine et cesser de trop accorder d'importance aux opinions.

«Les dirigeants dans le hockey mineur ont à coeur les intérêts du sport et le bien-être des enfants. Mais ils sont biaisés dans leurs opinions. Ils ne veulent pas prêter l'oreille à l'expertise médicale.»

PLUS:pc