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Cyberintimidation : Stephen Harper rencontre les parents de Rehtaeh Parson

23/04/2013 04:48 EDT | Actualisé 22/06/2013 05:12 EDT

Le premier ministre Stephen Harper recevra ce mardi, à Ottawa, Leah Parsons, la mère de Rehtaeh Parsons, l'adolescente de la Nouvelle-Écosse qui s'est enlevée la vie récemment après avoir été présumément intimidée, notamment sur les réseaux sociaux.

Leah Parsons, qui a reçu une invitation du bureau du premier ministre dimanche, fera valoir à Stephen Harper que le Code criminel canadien doit être modifié afin que soit désormais criminalisée la circulation d'images intimes effectuée sans consentement.

Mme Parsons soutient que sa fille a été agressée sexuellement par quatre garçons, en novembre 2011, et intimidée lorsque des images de l'agression ont circulé parmi des jeunes.

Stephen Harper tient à voir Mme Parsons pour parler des circonstances entourant la mort de sa fille, Rehtaeh, et de cyberintimidation.

Le chef du gouvernement rencontrera également le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Darrell Dexter, pour parler des changements suggérés au Code criminel du Canada contre la cyberintimidation.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) dit s'être penchée sur ces allégations mais a conclu, en consultation avec les autorités de la Nouvelle-Écosse, que les preuves n'étaient pas suffisantes pour déposer des accusations. La police fédérale a toutefois rouvert le dossier après avoir reçu ce qu'elle qualifie d'informations nouvelles et crédibles.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Darrell Dexter, a annoncé qu'il discuterait lui aussi avec son homologue fédéral de la possibilité de modifier le Code criminel en lien avec la mort de la jeune femme de 17 ans.

Le ministre néo-écossais de la Justice, Ross Landry, traitera quant à lui du dossier avec son vis-à-vis fédéral Rob Nicholson.

Le président de la Fédération canadienne des enseignants, Paul Taillefer, appuie les changements proposés au Code criminel. Il croit que ce serait un pas dans la bonne direction pour combattre la cyberintimidation.

La Saskatchewan appuie aussi les changements proposés par la Nouvelle-Écosse.

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