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Viol d'une fillette en Inde: un deuxième suspect est arrêté par la police

22/04/2013 06:23 EDT | Actualisé 22/06/2013 05:12 EDT
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NEW DELHI, INDIA - APRIL 21: Activists of Bharatiya Janata Party shouts anti Government slogans outside the UPA Chairperson Sonia Gandhi's residence during a demonstration against the rape of a five-year old girl on April 21, 2013 in New Delhi, India. A five year girl went missing on April 15 and was found on April 17 in same building where she lives with her parents. She was found in serious condition after being brutally raped and tortured with slashed neck and bite marks on her body. The man who lives in that room was arrested in Bihar state on April 20. (Photo by Vipin Kumar/Hindustan Times via Getty Images)

NEW DELHI - Un deuxième suspect a été arrêté lundi en lien avec le viol d'une fillette de cinq ans qui aurait ensuite été abandonnée pendant deux jours dans une pièce fermée à clé à New Delhi.

L'homme de 19 ans, Pradeep Kumar, a été épinglé lundi dans l'État oriental de Bihar, à environ 1000 kilomètres de New Delhi, et était en voie d'être transféré vers la capitale indienne, selon ce qu'a indiqué la police.

Ce sont des informations fournies par le premier suspect, Manoj Kumar, qui ont mené à l'arrestation du deuxième homme. Kumar est un nom de famille courant en Inde et les deux individus ne sont pas parents.

Les deux hommes sont accusés d'avoir enlevé, violé et tenté de tuer la petite fille, qui a été portée disparue le 15 avril et retrouvée deux jours plus tard par des voisins qui l'avaient entendue pleurer dans une pièce située dans le même immeuble où elle vivait avec ses parents.

La fillette était seule au moment où elle a été retrouvée, ce qui porte à croire qu'elle a été laissée pour morte, selon les autorités policières.

Un porte-parole médical a indiqué lundi que l'enfant va beaucoup mieux et que ses blessures commencent à guérir.

L'événement a suscité l'indignation au pays, quatre mois après que le pays eut été secoué par le viol collectif fatal d'une jeune femme et un mois après le viol d'une Suissesse qui faisait le tour de l'État du Madhya Pradesh à vélo en compagnie de son époux.

Des manifestations ont eu lieu lundi, pour une troisième journée consécutive. Une centaine de femmes ont notamment manifesté devant le parlement de New Delhi pour dénoncer les policiers qui auraient refusé d'agir après avoir été informés de la disparition de l'enfant par ses parents.

Le commissaire de la police de New Delhi, Neeraj Kumar, a admis lundi que des erreurs ont été commises. Il a aussi annoncé la suspension du commandant du commissariat local et de son adjoint.