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Syrie: le rôle du Hezbollah à Homs, une "déclaration de guerre" (opposition)

22/04/2013 01:13 EDT | Actualisé 22/06/2013 05:12 EDT

Le chef par intérim de l'opposition syrienne, George Sabra, a affirmé lundi que la participation du Hezbollah chiite libanais aux combats dans la province centrale de Homs aux côtés des forces du régime était "une déclaration de guerre contre le peuple syrien".

"Ce qui se passe à Homs est une déclaration de guerre contre le peuple syrien et la Ligue arabe se doit de considérer l'affaire comme telle", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Istanbul.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des combattants d'élite du Hezbollah, puissant mouvement armé et allié indéfectible de Bachar al-Assad, mènent la bataille contre les rebelles dans la zone de Qousseir, frontalière du Liban.

"Le président et le gouvernement libanais doivent prendre conscience du danger que cela représente pour la vie des Syriens et les relations futures entres les deux peuples et les deux pays", a indiqué M. Sabra.

"Le gouvernement libanais doit se pencher avec le sérieux nécessaire sur la question de l'occupation du territoire syrien et du meurtre de Syriens (...) Nous espérons que le peuple frère libanais élevera la voix contre le meurtre de Syriens libres", a ajouté M. Sabra.

"Nous appelons en particulier nos frères chiites libanais à empêcher leurs fils d'aller tuer des Syriens et à devenir eux aussi des victimes de ce conflit", a-t-il martelé.

Selon l'OSDH, les membres du Hezbollah combattant à Homs "ne sont pas nécessairement des combattants venus du Liban. Il s'agit de combattants du Hezbollah venus des villages chiites du côté syrien, qui sont habités par des Libanais".

La région de Qousseir comprend au moins cinq villages habités exclusivement par des chiites libanais et huit autres mixtes à majorité chiite.

Samedi et dimanche, l'armée syrienne, épaulée par des membres du Hezbollah, a ainsi pu reprendre le contrôle de plusieurs villages stratégiques aux alentours de Qousseir, dans la province centrale de Homs, faisant craindre aux militants la prise de cette ville, place forte de la rébellion depuis plus d'un an.

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