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Syrie: Assad sûr du soutien de la Russie (ex-député libanais)

22/04/2013 06:58 EDT | Actualisé 22/06/2013 05:12 EDT

Le président Bachar al-Assad est convaincu du soutien de la Russie car ce pays considère comme "stratégique" pour ses intérêts dans la région, la défense du régime de Damas dans la guerre qui l'oppose à la rébellion armée, selon un ex-député libanais partisan du régime.

"C'est le président russe Vladimir Poutine lui même qui m'a assuré que la bataille de la Syrie était la bataille de la Russie", a-t-il dit à une vingtaine d'hommes politiques libanais partisans du régime dimanche à Damas, selon Abdel Rahim Mrad, ex-député sunnite libanais qui participait à la réunion.

Assad s'est dit convaincu de la "fermeté du choix stratégique" russe de soutenir la Syrie, a précisé M. Mrad à l'AFP.

"Ce n'est pas parce que la Russie, nous aime, ou aime notre peuple, ce n'est pas pour nos beaux yeux, mais c'est parce que la Russie considère que la bataille pour la défense de Damas est une bataille pour la défense des intérêts de la Russie dans la région", a-t-il ajouté selon la même source.

Avec la Chine, la Russie a opposé trois veto au Conseil de sécurité et a condamné la réunion ce week-end du groupe des "Amis de la Syrie". La Russie demeure l'un des derniers soutiens du régime de Damas, auquel elle livre des armes, et s'oppose à toute ingérence dans le conflit.

Le président Assad s'est dit aussi convaincu que l'atmosphère internationale va changer. "Les Etats-Unis sont pragmatiques et avec le temps quand ils verront que nous sommes forts, ils changeront leur position et laisseront tomber ceux sur lesquels ils parient actuellement", a rapporté M. Mrad, en référence aux rebelles.

Ces mêmes propos de M. Assad ont été repris dans deux journaux libanais citant d'autres participants à la réunion.

Selon M. Mrad, le chef de l'Etat se sentait très détendu concernant la situation militaire et a assuré que le régime agissait selon ses propres plans et "non pas selon les plans que les rebelles veulent nous imposer" ajoutant que ses forces avaient "donné la priorité à Damas quand ils ont essayé de s'en approcher" et "libéré Daraya", une localité au sud-ouest de la capitale.

Mais, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), si l'armée syrienne a pu pénétrer dans ce fief rebelle, elle ne le contrôle pas totalement.

Selon M. Mrad, pour le chef de l'Etat, "la bataille principale se déroule à Qoussair", dans la région de Homs, dans le centre du pays, où l'armée encercle les rebelles.

"Nous voulons la terminer quelqu'en soit le prix et nous voulons faire la même chose à Idleb" (dans le nord-ouest), a dit M. Assad, toujours selon cet ex-député.

Pour le président syrien, "la prétendue Armée syrienne libre (ASL) est quasiment terminée, maintenant nous combattons Al-Qaïda", en référence au Front jihadiste Al-Nosra qui a prêté récemment allégeance au réseau extrémiste. Selon M. Assad, "il y a sur le territoire syrien des combattants de 23 pays".

Il a ironisé sur la politique de neutralité choisie par le Liban par rapport au conflit syrien. "C'est quoi la politique de dissociation, je ne la comprends pas. Cela veut-il dire que le Liban va se transférer en Afrique jusqu'à la fin de la crise syrienne puis reviendra à sa place normale? Le Liban ne peut pas être à la frontière (avec la Syrie) et se dissocier", a-t-il encore dit.

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