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Le pétrole ouvre en hausse à New York dans un marché plus enclin au risque

22/04/2013 09:30 EDT | Actualisé 22/06/2013 05:12 EDT

Le cours du pétrole coté à New York s'affichait en hausse lundi à l'ouverture, continuant à récupérer une partie des fortes pertes observées la semaine dernière, dans un marché plus enclin à acheter des actifs jugés risqués comme les matières premières.

Vers 13H15 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai, dont c'est le dernier jour de cotation, avançait de 54 cents à 88,55 dollars.

Les prix du pétrole "ont beaucoup reculé la semaine dernière, après l'annonce coup sur coup de mauvaises données en provenance de Chine et de la baisse par le FMI (Fonds monétaire international) de ses prévisions de croissance mondiale", a remarqué Bill Baruch, de iiTrader.com.

"Le marché a un peu surréagi, descendant même sous la barre des 86 dollars, et commence à se stabiliser" après avoir déjà repris un peu de terrain jeudi et vendredi, a ajouté l'expert.

Il est aidé en cela par "un rebond sur le marché des actions", alors que les indices de Wall Street se dirigeaient vers une ouverture dans le vert, et par "un regain de vigueur de l'ensemble des cours des matières premières", a observé M. Baruch.

Par ailleurs le fait que les pays riches et émergents du G20, réunis en fin de semaine dernière à Washington, aient apporté une forme d'assentiment à la nouvelle politique monétaire du Japon, "est positif pour tous les actifs considérés comme risqués", selon Robert Yawger, de Mizuho Securities USA.

La Banque du Japon a annoncé au début du mois une accélération et une amplification de ses mesures d'assouplissement monétaire afin d'atteindre son objectif d'inflation de 2% dans les deux ans à venir.

"Ils sont prêts à investir un montant considérable qui vient s'ajouter aux mesures exceptionnelles de soutien de la banque centrale américaine" et pourrait aider à la reprise économique, a souligné M. Yawger.

Autre élément de soutien des prix, "la production de brut au Nigéria, le plus gros producteur de pétrole en Afrique, a reculé de 13% le mois dernier, à son plus bas niveau depuis septembre 2009, en raison de vols et de sabotages", a remarqué Matt Smith, de Schneider Electric.

Les investisseurs continuaient par ailleurs à s'interroger sur les intentions des pays de l'Opep (Organisation des pays producteurs de pétrole).

Les prix du brut avaient été soutenus en fin de semaine dernière par la perspective d'une action concertée de l'Opep pour réduire sa production afin d'enrayer la baisse des prix, le Venezuela évoquant même la possibilité d'une réunion exceptionnelle du cartel.

Mais le ministre iranien du Pétrole, Rostam Ghassemi, a écarté samedi la tenue prochaine d'une réunion extraordinaire de l'Opep avant celle prévue le 31 mai, estimant que le prix actuel du brut n'était pas un sujet d'inquiétude.

jum/sl/mdm

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