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Echec de la réforme des armes: la Maison Blanche promet un "second round"

22/04/2013 04:13 EDT | Actualisé 22/06/2013 05:12 EDT

La Maison Blanche a promis lundi un "second round" dans les efforts du président Barack Obama en faveur d'un renforcement des lois sur l'encadrement des armes à feu aux Etats-Unis, après l'échec retentissant d'un texte de loi au Congrès la semaine dernière.

Le porte-parole de l'exécutif, Jay Carney, a assuré que le rejet par le Sénat d'un amendement sur l'extension des vérifications des antécédents des acheteurs d'armes ne signait pas la fin des tentatives de M. Obama de parvenir à une réforme dans ce dossier, engagées dans la foulée du massacre de Newtown (Connecticut, nord-est) fin 2012.

"Quatre-vingt dix pour cent des Américains soutenaient" davantage de vérifications des antécédents, a soutenu M. Carney, selon qui "une minorité de sénateurs américains ont fait échouer" ce texte.

Soixante voix de sénateurs sur cent étaient nécessaires pour adopter ce volet de la réforme appelée de ses voeux par M. Obama, mais les républicains ont été unis dans leur rejet tandis qu'une poignée de démocrates leur ont emboîté le pas mercredi dernier. Les sénateurs ont aussi voté contre une interdiction des armes d'assaut et des chargeurs de grande capacité.

M. Carney s'est refusé à détailler la stratégie de la Maison Blanche dans ce dossier très sensible d'un point de vue électoral. "Je n'ai pas de stratégie législative à vous présenter aujourd'hui, mais il y aura un second round, et cette administration persévèrera dans cet effort, tout comme les Américains", a-t-il toutefois promis.

"Comme nous l'avons vu dans notre histoire, parfois le Congrès prend un peu de temps avant de s'aligner sur les Américains", a-t-il affirmé.

Avec le retrait de ce dossier de l'ordre du jour par la hiérarchie du Sénat, les lois fédérales sur les armes restent les mêmes que celles qui s'appliquaient avant le 14 décembre 2012, quand 26 personnes dont 20 enfants de CP ont été tuées par un assaillant armé. Plusieurs Etats américains, dont le Connecticut, ont toutefois fait évoluer leur législation.

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