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Chili: le président Pinera nomme une nouvelle ministre de l'Éducation

22/04/2013 04:43 EDT | Actualisé 22/06/2013 05:12 EDT

SANTIAGO, Chili - Le président chilien, Sebastian Pinera, a nommé, lundi, la ministre responsable de la condition féminine à la tête du ministère de l'Éducation en remplacement de Harald Beyer, qui a été destitué par le Congrès la semaine dernière.

Carolina Schmidt dirigeait jusqu'ici le Service national de la femme, le ministère chargé de faire la promotion de l'égalité entre les sexes. Elle est la membre du cabinet la plus appréciée des Chiliens avec un taux de satisfaction de 71 pour cent, selon un récent sondage de la firme Adimark.

De nombreux défis l'attendent toutefois à son nouveau poste.

Après deux années de manifestations étudiantes qui ont paralysé les grandes villes du Chili, le débat sur la réforme du système d'éducation est l'un des principaux enjeux de l'élection présidentielle de novembre.

Le Sénat a destitué M. Beyer la semaine dernière pour faute professionnelle parce qu'il a omis de surveiller les profits dans le secteur de l'éducation. L'ancien ministre, qui était le membre du cabinet le moins populaire, ne pourra pas détenir de charge publique pendant les cinq prochaines années.

Ses partisans accusent toutefois l'opposition d'avoir voulu se faire du capital politique sur son dos en prévision du scrutin.

Harald Beyer a conseillé les gouvernements précédents en matière d'éducation et a réduit les taux d'intérêt des prêts étudiants durant son mandat. Le gouvernement du président Pinera a consacré une partie de son budget 2013 au financement de prêts étudiants à taux réduit.

Les étudiants estiment cependant que ce n'est pas assez et que le système d'éducation, avec ses écoles publiques sous-financées, ses coûteuses universités privées, ses enseignants mal préparés et ses prêts inabordables, doit être complètement réformé.

Les leaders du mouvement étudiant veulent changer les taux d'imposition pour les mieux nantis afin qu'ils paient davantage d'impôts. Ils demandent aussi à l'État de reprendre le contrôle des universités afin d'assurer la qualité de la formation qu'elles fournissent.

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