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Canada: au moins 2 arrestations lors du démantèlement d'un réseau terroriste (médias)

22/04/2013 03:37 EDT | Actualisé 22/06/2013 05:12 EDT

Au moins deux arrestations ont eu lieu dans une opération visant à démanteler un "réseau terroriste" qui projetait de commettre un attentat au Canada, ont annoncé lundi des télévisions locales, avant une conférence de presse sur "la sécurité nationale" de la police fédérale (GRC).

La GRC doit s'exprimer à l'aéroport de Toronto, capitale économique du pays, à 19H30 GMT au sujet de "menaces à la sécurité nationale", selon un communiqué.

Selon la télévision publique CBC, qui cite des sources de renseignement, ce projet d'"attentat majeur" n'a aucun lien avec l'attentat de Boston, dans le nord-est des Etats-Unis qui a fait, il y a une semaine, trois morts et quelque 200 blessés, selon le FBI.

"Je ne peux confirmer aucun des détails, cela va être donné lors de la conférence de presse", a dit à l'AFP un porte-parole de la GRC, David Fallf.

La CBC a précisé qu'une opération policière menée plus tôt dans la journée avait conduit à deux arrestations: à Montréal et à Toronto.

Les deux suspects "sont liés d'une manière ou d'une autre à Al-Qaïda" et seront présentés mardi à la justice et "vont être poursuivis pénalement", a ajouté la chaîne privée CTV.

La police fédérale américaine et le département de la Sécurité intérieure ont participé à l'enquête, ont précisé les médias canadiens. "Il pourrait y avoir un lien avec d'autres cellules ou individus aux Etats-Unis", a avancé pour sa part l'ancien numéro deux des renseignements canadiens, Raymond Boisvert, interviewé par CBC.

L'opération de lundi est le résultat d'une enquête menée depuis plus d'un an, ont indiqué les médias canadiens.

Les suspects avaient notamment pour objectif de faire dérailler du côté canadien un train de passagers reliant New York et Toronto, a avancé CTV.

L'attentat projeté était potentiellement plus dangereux que celui, également déjoué, qui avait été fomenté par le groupe des "18 de Toronto", démantelé en 2006, selon CBC. Ses membres voulaient alors frapper une série d'institutions canadiennes, notamment la Bourse, le siège des services de renseignement et le Parlement d'Ottawa.

Relativement épargné par le terrorisme international, le Canada est toutefois apparu ces derniers temps comme un vivier pour le recrutement de futurs extrêmistes islamistes.

Des médias rapportaient encore la semaine dernière que la spectaculaire attaque menée le 14 avril par un commando de shebab à Mogadiscio (au moins 34 morts) avait été dirigée par un ancien étudiant canadien, Mahad Ali Dhore.

Début avril, on apprenait qu'un Canadien était quant à lui détenu en Mauritanie, où il avait été condamné en 2012 pour avoir tenté de rejoindre un camp d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), au Mali voisin.

Des sources avaient indiqué dans les médias locaux qu'il faisait partie d'un petit groupe de Canadiens partis se joindre au jihad dans le Sahel. Deux de ses membres figuraient notamment sur la liste des extrémistes islamistes décédés lors de la prise d'otages du site gazier d'In Amenas, dans le sud-est de l'Algérie, au début du mois de janvier.

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