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Birmanie: Human Rights Watch parle de «nettoyage ethnique»

22/04/2013 08:51 EDT | Actualisé 22/06/2013 05:12 EDT

BANGKOK - La minorité musulmane rohingya de Birmanie a été victime d'une campagne de nettoyage ethnique qui a fait des centaines de mort et chassé quelque 125 000 personnes de chez elles, a affirmé lundi un groupe international de défense des droits de la personne.

Le groupe new-yorkais Human Rights Watch affirme que cette campagne a été orchestrée par les autorités birmanes, avec la collaboration de moines bouddhistes.

HRW estime que la vague de violence qui a déferlé sur l'État occidental du Rakhine, l'an dernier, constituait des crimes contre l'humanité. L'organisation a aussi critiqué le gouvernement du président Thein Sein pour ne pas avoir puni les coupables, après que des Bouddhistes munis de machettes et d'armes à feu artisanales aient détruit des milliers de résidences musulmanes.

Si les forces de l'ordre sont parfois intervenues pour protéger les Musulmans, a ajouté HRW, elles ont plus souvent qu'autrement alimenté la violence soit en refusant de s'interposer, soit en y participant directement.

Ces allégations surviennent au moment où l'Union européenne s'apprête à annuler toutes ses sanctions contre la Birmanie, à l'exception d'un embargo sur les ventes d'armes, pour récompenser les progrès démocratiques du pays.

Un porte-parole du gouvernement de Rakhine a réfuté en bloc les propos de HRW, reprochant à l'organisation de mal comprendre la situation sur le terrain.

D'autres violences ethniques ont éclaté le mois dernier entre musulmans et bouddhistes dans la ville de Meikhtila. Des images diffusées lundi par la BBC britannique semblent témoigner de l'impassivité des policiers à ce moment.

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