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Plaintes pour agression sexuelle: la Défense enquêtera sur sa gestion

21/04/2013 10:02 EDT | Actualisé 21/06/2013 05:12 EDT

Le ministère de la Défense enquête sur sa gestion des plaintes pour agression sexuelle impliquant un ancien technicien médical déjà reconnu coupable qui est sous le coup de 31 nouvelles accusations, a appris La Presse Canadienne.

Les plaintes concernant James Wilks ont mal été gérées, affirme l'avocat de l'une des victimes qui poursuit l'ex-technicien et l'armée canadienne.

Me Phillip Millar, qui dit aussi représenter plusieurs autres femmes ayant déposé des requêtes contre Wilks, allègue que la chaîne de commandement était au courant que des plaintes avaient déjà été déposées contre l'accusé.

Une porte-parole du Service national des enquêtes des Forces canadiennes (SNEFC) s'est contentée de dire que l'organisation avait commencé à se pencher sur cette affaire le mois dernier « pour déterminer si les actions appropriées avaient été accomplies par la chaîne de commandement en lien avec James Wilks lorsque le personnel a été mis au courant de ses actions sur son lieu de travail ».

En 2011, en cour martiale, James Wilks a été reconnu coupable d'une accusation d'agression sexuelle et de quatre accusations d'abus de confiance; il a été condamné à neuf mois de prison.

Aujourd'hui à la retraite et âgé de 53 ans, l'ancien technicien menait des examens dans des centres de recrutement en Ontario. Le service d'enquête affirme que les plaignantes ont allégué qu'il avait effectué des examens médicaux inappropriés entre 2002 et 2009.

Les plaintes contre Wilks font état d'un important problème sous-jacent d'agressions sexuelles dans les Forces canadiennes, affirme JoAnne Brooks, directrice du Women's Sexual Assault Centre du comté de Renfrew.

Selon elle, trop de femmes dans l'armée refusent de déposer officiellement des plaintes en raison de la dynamique du pouvoir entre les divers rangs.

Des soldates expérimentées craignent également que leurs carrières n'en souffrent, ou ont peur d'être blâmées si elles s'expriment.

La Presse Canadienne

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