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Oléoducs et gazoducs: l'Office national de l'énergie renforce la sécurité

21/04/2013 04:44 EDT | Actualisé 21/06/2013 05:12 EDT

EDMONTON - L'Office national de l'énergie (ONÉ) dit avoir renforcé les normes pour les oléoducs et les gazoducs régis par la réglementation fédérale pour les rendre plus sécuritaires pour l'environnement.

Ces normes amendées entrées en vigueur plus tôt ce mois-ci obligent les entreprises à en faire davantage en matière de sécurité, d'intégrité des oléoducs et gazoducs, de protection environnementale et de gestion des urgences.

Le président de l'ONÉ, Gaétan Caron, affirme que ces nouvelles règles peuvent aider les entreprises à mieux gérer les risques et la sécurité de l'exploitation des oléoducs.

Selon lui, l'ONÉ croit qu'avec une bonne gestion, les accidents d'oléoducs peuvent être évités, et qu'une approche proactive avait été développée pour cibler la prévention des incidents avant que ceux-ci ne surviennent.

Certaines des modifications visent à rendre plus imputables les hauts responsables des entreprises exploitant des oléoducs en les obligeant, par exemple, à déposer des rapports annuels sur les projets d'oléoducs qui peuvent être examinés par l'Office.

D'autres modifications obligent les entreprises à nommer des «responsables de l'imputabilité», qui devront s'assurer que les objectifs en matière de sécurité et d'environnement soient atteints par tous.

Paula Futoransky, la directrice des approches réglementaires, indique que les entreprises doivent également avoir des politiques qui encouragent les employés à rapporter — sans craindre de représailles — tous les dangers et incidents environnementaux ou survenant sur les lieux de travail, ainsi que les catastrophes évitées de justesse.

Des responsables de l'ONÉ ont précisé que les changements réglementaires étaient en élaboration depuis des années et n'ont pas été motivés par les récents déversements pétroliers ou les craintes du public à propos des projets d'oléoducs tels que le projet Northern Gateway d'Enbridge, évalué à 6 milliards $. Celui-ci transporterait du brut des sables bitumineux albertains à la côte ouest de la Colombie-Britannique.

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