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La frontière Algérie-Maroc pourrait être rouverte "dans un avenir proche" (ministère algérien à Rabat)

21/04/2013 01:53 EDT | Actualisé 21/06/2013 05:12 EDT

La question de la réouverture de la frontière entre l'Algérie et le Maroc "pourrait être résolue dans un avenir proche", a affirmé dimanche l'Algérien Dahou Ould Kablia, à l'issue d'une réunion des ministres de l'Intérieur de l'Union du Maghreb arabe (UMA).

La réouverture de cette frontière, fermée depuis deux décennies, "est une question primordiale" et, "si nous accélérons le processus des négociations (...) elle pourrait être résolue dans un avenir proche", a déclaré M. Ould Kablia devant la presse.

"Nous espérons qu'il y aura un environnement propice", a-t-il poursuivi, ajoutant que ses récentes rencontres avec son homologue marocain Mohand Laenser, qui vient de se rendre à Alger, constituaient "un signal fort".

"Les autorités des deux pays ont besoin de se concerter sur "les mécanismes" relatifs à cette réouverture, a encore noté le ministre algérien.

Cette frontière, longue de quelque 1.500 km, a été fermée en 1994 par Alger à la suite d'un attentat commis à Marrakech, que les Marocains avaient attribué aux services secrets algériens.

Il y a un an, le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia avait estimé que les choses avançaient "de manière excellente.

Mais ces efforts sont aussi freinés par le différend sur le Sahara occidental, ex-colonie espagnole que le Maroc contrôle depuis les années 1970. L'Algérie soutient les indépendantistes du Polisario, qui rejettent le plan d'autonomie marocain et réclament un référendum d'autodétermination.

Interrogé sur la récente opposition du Maroc à une initiative américaine visant à étendre aux droits de l'Homme le mandat de la mission de l'ONU au Sahara occidental, le ministre de l'Intérieur algérien s'est voulu prudent.

"Tout le monde sait que l'Algérie n'est pas une partie dans ce conflit", a-t-il fait valoir.

"Le principe d'auto-détermination (des peuples, ndlr) est un principe cadre dans les résolutions du Conseil de sécurité. (...) La question (du Sahara occidental) est entre les mains des Nations unies, qu'il faut laisser travailler" au règlement, a ajouté Dahou Ould Kablia.

Le contentieux entre Alger et Rabat entrave plus globalement le travail de l'UMA (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie), créée en 1989.

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