NOUVELLES

Huit réfugiés Syriens arrêtés dans un camp en Jordanie après des violences

21/04/2013 08:07 EDT | Actualisé 21/06/2013 05:12 EDT

Les autorités jordaniennes ont arrêté dimanche huit Syriens accusés d'avoir provoqué des troubles ayant fait ces derniers jours 10 blessés parmi les policiers dans le camp de réfugiés de Zaatari (nord), a annoncé à l'AFP une source au sein des services de sécurité.

"Les services de sécurité ont arrêté huit Syriens à la suite des émeutes qui se sont produites vendredi", a déclaré cette source, précisant que les suspects étaient passibles de trois ans de prison.

Les heurts se sont produits vendredi soir, alors qu'une centaine de réfugiés protestaient contre leurs conditions de vie et contre la décision des forces de sécurité d'empêcher certains d'entre eux de quitter le camp, situé dans une région désertique du Nord jordanien.

Dix policiers ont été blessés, dont deux se trouvent dans un état "état grave", a précisé cette source.

Ouvert en juillet, le camp de Zaatari accueille plus de 160.000 réfugiés, qui vivent pour la plupart sous des tentes. Les manifestations pour dénoncer ces conditions précaires sont très fréquentes.

La Jordanie dit accueillir plus de 500.000 réfugiés syriens et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'attend à ce que leur nombre atteigne 1,2 million fin 2013, soit l'équivalent d'un cinquième de la population jordanienne.

Le gouvernement jordanien a indiqué que l'afflux de réfugiés commençait à constituer une "menace à la sécurité nationale" et qu'il allait appeler le Conseil de sécurité de l'ONU à l'aide.

"L'ambassadeur jordanien à l'ONU, le prince Zeid ben Raad, remettra une lettre qui explique les graves implications de l'accueil de réfugiés syriens", a annoncé dimanche un communiqué du conseil des ministres cité par l'agence officielle Petra.

"La communauté internationale devrait aider la Jordanie à faire face au nombre croissant de réfugiés syriens. La crise menace la sécurité et la stabilité de la Jordanie, de même que la paix internationale", selon le communiqué.

str-akh/cco/fc

PLUS:afp