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Pas de prochaine réunion extraordinaire de l'Opep, selon l'Iran

20/04/2013 05:15 EDT | Actualisé 20/06/2013 05:12 EDT

Le ministre iranien du Pétrole, Rostam Ghassemi, a écarté samedi la tenue prochaine d'une réunion extraordinaire des pays de l'Opep, estimant que le prix actuel du brut n'était pas un sujet d'inquiétude, malgré sa baisse récente sur les marchés.

Lors de la dernière réunion de l'Opep le 12 décembre 2012, "les membres ont déclaré qu'un prix du baril inférieur à 100 dollars n'était pas équitable et il a été décidé que s'il tombait au-dessous (de ce prix), un réunion extraordinaire se tiendrait", a rappelé le ministre lors d'une conférence de presse en marge d'une foire internationale du secteur pétrolier à Téhéran.

"Mais comme la prochaine réunion, le 31 mai, est proche et que le prix du brut n'est pas descendu sous les 100 dollars depuis longtemps, une réunion extraordinaire n'est pas nécessaire et nous discuterons de cette question à la prochaine réunion", a expliqué M. Ghassemi.

L'Iran "espère que le prix (du pétrole) restera au niveau des 100 dollars" car ce taux "aide la croissance économique alors qu'au-dessus, cela la freine", a-t-il dit.

Le ministre vénézuélien de l'Energie et du Pétrole Rafael Ramírez a fait part jeudi de "consultations pour savoir si nous allons ou non convoquer une réunion extraordinaire de l'Opep" sur une éventuelle réduction de la production du cartel, alors que le prix du baril a récemment plongé sous la barre des 100 dollars.

Un responsable iranien a récemment estimé "raisonnable" un prix du baril entre 100 et 120 dollars, alors que l'Iran est sévèrement affecté par l'embargo pétrolier et les sanctions bancaires mis en place par les Occidentaux depuis début 2012 pour pousser Téhéran à suspendre ses activités nucléaires sensibles.

Les sanctions ont fait plonger les exportations de brut aux alentours de 1 à 1,3 million de barils par jour fin 2012 selon l'Opep, entraînant une baisse de près d'un quart de la production, tombée à moins de 3 mbj.

Les 12 membres de l'Opep pompent quelque 35% de l'offre mondiale de brut.

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