NOUVELLES

L'Afrique peut désormais contribuer à la croissance mondiale (ministres)

20/04/2013 02:21 EDT | Actualisé 20/06/2013 05:12 EDT

L'Afrique, aujourd'hui dans une situation économique plus favorable, a les moyens de contribuer à la croissance mondiale pour la première fois de son histoire, ont relevé samedi à Washington plusieurs ministres africains devant la presse.

"L'Afrique est le continent qui nous permettra de rattraper le retard pris par la croissance" dans le reste du monde, a affirmé le ministre camerounais des Finances, Alamine Ousmane Mey, en marge de l'assemblée de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.

Le continent noir, où vivent près d'un milliard de personnes, dispose d'importantes richesses naturelles, d'une population jeune et d'une classe moyenne en plein développement. "Autant de piliers pour la croissance mondiale", a expliqué le ministre.

"L'Afrique n'est plus la même", a résumé de son côté la ministre des Finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala. "Pour la première fois, nous sommes capables de contribuer à la croissance mondiale", a-t-elle ajouté.

L'Afrique subsaharienne devrait connaître une croissance de 5,6% en 2013, selon les dernières prévisions du FMI publiées mardi.

Dix-huit pays de la zone afficheront une croissance d'au moins 6%, deux seulement étant en récession (Guinée équatoriale et Swaziland), tandis que l'Afrique du Sud, première économie du continent, peine à décoller avec seulement 2,8% anticipés.

Surtout, si l'on en croit le cabinet de consultants McKinsey, "la croissance n'est pas alimentée par les matières premières mais par un marché de consommateurs en expansion".

Le continent africain reste toutefois très vulnérable aux chocs extérieurs, ont indiqué ces deux ministres, qui participaient avec leurs collèges des Comores et du Sud-Soudan à cette conférence de presse.

La croissance en Afrique a diminué de un à deux points de pourcentage en raison de la crise alimentaire en 2008-2009, a ainsi affirmé Mme Ngozi. "Et si nous continuons à voir une croissance faible en Europe qui représente un marché important pour beaucoup de pays africains" et si la croissance ralentit dans les pays émergents, "alors nous serons plus vulnérables", a-t-expliqué.

C'est pourquoi, "nous demandons à nos partenaires qu'ils travaillent plus dur et plus rapidement de manière à ce que les incertitudes globales diminuent dans la zone euro", a-t-elle ajouté.

ob/jt/mra

PLUS:afp