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Treize ministres de l'UE appuient l'étiquetage des produits des colonies

19/04/2013 09:21 EDT | Actualisé 19/06/2013 05:12 EDT

Plusieurs ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE) se sont dits prêts à appuyer les démarches de la représentante diplomatique de l'UE Catherine Ashton pour étiqueter les produits des colonies israéliennes, selon une lettre obtenue vendredi par l'AFP.

"Nous saluons chaleureusement votre détermination à (...) préparer des règles européennes concernant l'étiquetage des produits des colonies", peut-on lire dans cette lettre adressée le 12 avril à Mme Ashton par treize responsables de la diplomatie, dont le Britannique William Hague et le Français Laurent Fabius.

"Il s'agit d'une étape importante pour assurer la mise en application correcte et cohérente de la législation de l'UE sur la protection des consommateurs et sur l'étiquetage (...) qui est en adéquation avec la politique de longue date de l'Union européenne concernant les colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés", précise ce texte.

"Nous sommes prêts à vous assister pour faire avancer cette importante tâche", assurent les signataires, représentant, outre la France et la Grande-Bretagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, le Portugal, la République d'Irlande et la Slovénie.

Le 12 mai 2012, puis le 10 décembre de la même année, les Etats membres de l'UE avaient publiquement affirmé leur intention d'appliquer pleinement "la législation européenne et les accords bilatéraux concernant les biens produits dans les colonies".

Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor a jugé cette initiative "discriminatoire", estimant que "l'étiquetage serait une mesure juste s'il était universel et touchait toutes les zones controversées".

Toutes les implantations juives en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est occupée et annexée étant illégales au regard du droit international, les biens qui y sont produits ne devraient pas bénéficier des conditions douanières préférentielles accordées par l'UE.

Mais Israël se refuse à un étiquetage spécifique des biens produits dans ses colonies, se contentant de fournir les codes postaux d'origine, et proteste lorsqu'un pays adopte une réglementation en ce sens.

En octobre, un rapport publié par 22 ONG indiquait que l'UE importait chaque année 15 fois plus de biens en provenance des colonies israéliennes que des Territoires palestiniens, soit 230 millions d'euros contre 15 M EUR.

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