DIVERTISSEMENT

Tom Cruise à la recherche de ses souvenirs dans Oblivion (PHOTOS)

19/04/2013 10:41 EDT | Actualisé 19/06/2013 05:12 EDT
Courtoisie

On connaissait déjà l’intérêt du réalisateur Joseph Kosinski pour la science-fiction. En 2010, c’est lui qui avait tourné la suite de Tron avec un résultat plus ou moins heureux. Pour son deuxième opus Oblivion (L’Oubli en français), le réalisateur a décidé d’adapter son propre roman éponyme qu’il a créé avec son acolyte Arvid Nelson.

Doté d’un budget de 120 millions dollars, avec en tête d’affiche un Tom Cruise vieillissant, mais toujours aussi charmant, le blockbuster postapocalyptique des studios Universal veut nous en mettre plein la vue tout en nous faisant réfléchir.

Nous voici donc au cœur d’un futur plus ou moins lointain, en 2077 pour être précis. Les humains ont évacué la Terre après des décennies de combat contre une force extraterrestre malfaisante, laissant notre planète dévastée et inhabitable. Convaincu d’avoir gagné la guerre contre les affreux Aliens, Jack Harper (Tom Cruise) vit et travaille avec sa collègue Victoria Olsen (Andrea Riseborough) sur une station high-tech plantée au-dessus des nuages. Sa mission : surveiller les installations qui extraient les ressources vitales qui permettent la survie des humains expatriés dans l’espace.

Toutefois, ses certitudes vont être ébranlées lorsqu’il est témoin de l’atterrissage en catastrophe d’un vaisseau spatial. En allant porter secours à une jeune femme (Olga Kurylenko), seule rescapée de l’écrasement, Jack a l’impression de déjà la connaître. Les bribes de souvenirs qui refont alors soudainement surface poussent notre héros à tout remettre en cause. Mais sera-t-il assez fort pour accepter la terrible vérité ?

On ne vous en dira pas plus. Mais sachez que les surprises se multiplient au fil d’un récit parsemé de nombreux effets visuels fort réussis et d’une trame musicale enlevante composée par le groupe de musique électronique qui monte aux États-Unis, les Français M83. Les images numériques mêlées aux prises de vue réelles tournées en Islande sont magnifiques et les trouvailles futuristes comme les drones, la station dans les airs ou bien le «techopter», sorte de bolide futuriste en forme d’hélicoptère, sont tout simplement impressionnants de réalisme.

Oblivion additionne les références à d’autres œuvres de sciences-fictions, ce qui n’est pas du tout désagréable. L’œil rouge des drones renvoie instinctivement au globe oculaire de la machine intelligente HAL dans 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick. Le réalisateur semble avoir puisé un peu partout. Ainsi, les décors désertiques et parfois saccagés font penser à Mad Max ou à la série La Planète des singes, à vous de voir. Star Trek et Matrix ne sont pas très loin non plus.

Mais ce film aux multiples clins d’œil aborde plusieurs thèmes qui résonnent comme un avertissement plausible d’une planète vidée de ses ressources. Les changements climatiques ou les menaces nucléaires de la Corée du Nord surgissent inévitablement dans les esprits.

À ce titre, la mort semble constamment rôder comme un mauvais pressentiment. La quasi-absence de la nature, les zones contaminées par les radiations ou bien cette acceptation consciente de la part du personnage principal que tout ce qui vit doit un jour mourir. Autant d’aspects qui poussent le spectateur à s’interroger.

Même si Oblivion n’évite pas certains clichés, particulièrement lors des scènes plus romantiques où Tom Cruise semble manquer d’imagination, le film réussit à faire le portrait d’un homme en quête de son humanité. À travers les ruines d’une New York presque méconnaissable, Jack retourne en secret dans son havre de paix représenté sous les traits d’un improbable jardin d’Éden. Ultime lieu où l’espoir est encore permis…

Oblivion – Universal – Science-fiction – 124 minutes – Sortie en salles le 19 avril 2013 – États-Unis.

Ce texte a d'abord été publié sur Zabmag.com.

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Images du film Oblivion