NOUVELLES

N.-É.: intervention fédérale réclamée pour contrer la diffusion d'images intimes

19/04/2013 08:49 EDT | Actualisé 19/06/2013 05:12 EDT

HALIFAX - Le ministre de la Justice de la Nouvelle-Écosse, Ross Landry, demande au gouvernement du Canada de légiférer afin qu'il devienne illégal de distribuer sans consentement une image intime d'une personne pour des fins malicieuses ou sexuelles.

Le ministre Landry a publié un communiqué, vendredi, dans lequel il écrit avoir l'intention d'inscrire cette question à l'ordre du jour de la rencontre qu'il aura la semaine prochaine, à Ottawa, avec son homologue fédéral, Rob Nicholson.

Toutefois, dans son communiqué, le ministre Landry ne précise pas ce qu'il veut dire par image intime d'une personne.

Cette requête survient alors que les autorités de la Nouvelle-Écosse procèdent à la révision complète du dossier de Rehtaeh Parsons, l'adolescente de 17 ans qui s'est enlevée la vie plus tôt en avril. Sa famille allègue qu'elle a été agressée sexuellement lors d'une fête en 2011, puis intimidée pendant des mois, notamment sur les médias sociaux, avant de se pendre, le 4 avril. Elle a été débranchée des appareils qui la maintenaient en vie quelques jours plus tard.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a annoncé vendredi dernier la réouverture de l'enquête sur l'agression sexuelle présumée, après avoir reçu ce qui est qualifié d'information nouvelle et crédible.

Ross Landry croit que les cyberintimidateurs devraient être tenus responsables des conséquences de la distribution sans permission d'images intimes.

D'autre part, la GRC s'inquiète d'affiches apparues dans les rues de Halifax et qui appuient les quatre jeunes hommes soupçonnés d'avoir agressé sexuellement Rehtaeh Parsons. Ces affiches portent l'inscription «Dites la vérité» et pressent les citoyens d'appuyer les quatre garçons, ajoutant qu'il y a deux versions à chaque histoire et qu'il faut écouter avant de juger.

La GRC reconnaît toutefois que ces affiches ne sont pas illégales.

PLUS:pc