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La Syrie ne collabore absolument pas, dénonce l'envoyé spécial de l'ONU

19/04/2013 05:31 EDT | Actualisé 19/06/2013 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - L'envoyé spécial des Nations unies en Syrie a brossé un sombre portrait de l'évolution des pourparlers en Syrie, vendredi, affirmant au Conseil de sécurité que Damas ne collaborait absolument pas aux négociations.

À l'issue d'une rencontre à huis clos avec l'organe onusien, Lakhdar Brahimi a déclaré aux journalistes qu'avec les Syriens, il «n'allait nulle part».

Depuis l'an dernier, M. Brahimi a le mandat de faire la promotion d'un plan de paix qui comprendrait notamment la formation d'un gouvernement de transition impliquant des membres de l'opposition, ce qui écarterait le président Bachar al-Assad. Damas n'a démontré aucun intérêt à discuter d'un possible départ du dirigeant contesté.

L'émissaire a également décoché quelques flèches en direction du Conseil de sécurité, qui n'arrive pas à s'entendre sur une résolution. Tandis que les nations occidentales et arabes tiennent Bachar al-Assad responsable de l'éternisation du conflit, la Russie et la Chine estiment que les rebelles sont également à blâmer.

Il y a certes eu des progrès, mais ceux-ci sont trop modestes, s'est désolé Lakhdar Brahimi, qui a par ailleurs dû nier des rumeurs voulant qu'il s'apprête à présenter sa démission.

Lakhdar Brahimi a succédé l'an dernier à l'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qui avait claqué la porte avec colère.

«Je n'ai pas démissionné, a-t-il lâché. À chaque jour, je me réveille et je pense que je devrais démissionner. Mais je ne l'ai pas fait. Un jour peut-être, un jour, je quitterai, et je vous assure que vous en serez informés.»

En Syrie, de violents affrontements faisaient toujours rage, vendredi, à proximité de la frontière libano-syrienne. Des tirs de mortier ciblant la ville de Homs, troisième en importance au pays, ont fait 18 morts, d'après les informations de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

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