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La plus grande banque de Chine veut financer une raffinerie à Kitimat

19/04/2013 11:33 EDT | Actualisé 19/06/2013 05:12 EDT

La Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC) aiderait à financer un projet de raffinerie dans la ville portuaire britanno-colombienne de Kitimat, afin de traiter en Colombie-Britannique le pétrole des sables bitumineux de l'Alberta, au lieu d'exporter du bitume brut outre-mer.

Le magnat de la presse David Black affirme qu'il a signé un protocole d'entente avec la banque concernant le projet de raffinerie, d'une valeur estimée à 25 milliards de dollars.

M. Black, qui était à Pékin jeudi, n'a pas précisé combien ICBC verserait dans le projet. Il a seulement dit que l'entreprise avait exprimé son intérêt à prêter de l'argent, à agir comme coordonnatrice pour impliquer d'autres banques dans l'aventure et à fournir de l'aide en ingénierie et en construction.

M. Black a aussi souligné qu'il s'agissait d'une lettre d'intention non contraignante et qu'il restait des négociations à mener. D'autres protocoles d'entente sont attendus entre des entreprises chinoises et sa compagnie, a-t-il mentionné.

L'homme d'affaires a fait valoir que la raffinerie à Kitimat aurait la capacité de traiter l'ensemble du débit du projet de pipeline Northern Gateway. Elle créerait 3000 emplois à temps plein et 6000 emplois temporaires, en plus de générer d'importants revenus d'impôt pour les gouvernements.

Selon le projet, la raffinerie traiterait le brut à l'aide d'une approche « propre » nouvellement brevetée. Le procédé Fischer-Tropsch est décrit comme permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50 % par baril de pétrole.

En plus de la raffinerie, le projet comprend également un terminal marin et une flotte de navires-citernes pour transporter le pétrole raffiné sur l'océan Pacfique.

Des groupes environnementaux et des Premières Nations ont exprimé leurs craintes de voir du pétrole brut être transporté dans des zones sensibles écologiquement, dans le nord de la Colombie-Britannique. En mars, la première ministre libérale Christy Clark s'est prononcée en faveur du projet, alors que le Nouveau Parti démocratique provincial a toujours douté de la capacité de M. Black à sécuriser les fonds nécessaires.

Le principal intéressé a déclaré jeudi qu'il avait bon espoir qu'en pleine campagne électorale, le projet ne devienne pas une question politique.

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