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Heurts au Caire entre pro et anti-président islamiste (AFP)

19/04/2013 10:42 EDT | Actualisé 19/06/2013 05:12 EDT

Des heurts ont éclaté vendredi au Caire entre partisans du président islamiste Mohamed Morsi et opposants, les deux parties se lançant des pierres et des cocktails molotov tandis que résonnaient des coups de feu, selon un journaliste de l'AFP.

Ces affrontements, qui ont fait au moins deux blessés selon le journaliste de l'AFP, ont éclaté quand des manifestants anti-Morsi se sont dirigés vers la Cour suprême où des milliers de Frères musulmans s'étaient rassemblés pour réclamer une refonte du système judiciaire, brûlant un bus.

De violents affrontements se déroulaient sur la place Abdel Moneim Riad, proche de l'emblématique place Tahrir. Des islamistes postés sur le pont du 6 octobre qui surplombe la place jetaient des pierres sur les manifestants de l'opposition en contrebas, notamment des hommes portant des masques noirs appartenant au mouvement des "Black Bloc".

Les deux parties se lançaient des pierres tandis que les opposants aux islamistes jetaient des cocktails molotov.

Le journaliste de l'AFP a vu des manifestants au pied du pont tirer des chevrotines sur des Frères musulmans, dont deux au moins ont été blessés.

Une heure après le début des affrontements, trois véhicules blindés de la police sont arrivés dans les rangs des Frères musulmans en direction de la place Abdel Moneim Riad puis de la place Tahrir, tirant des gaz lacrymogènes.

Le chef des services de secours égyptiens, Mohammad Sultan, a affirmé à des télévisions locales qu'au moins quatre personnes avaient été emmenées à l'hôpital, blessées par des balles de chevrotines.

"Le peuple veut l'assainissement de la justice", avaient auparavant crié des milliers de partisans de M. Morsi qui, depuis son accession au pouvoir en juin, entretient des rapports tendus avec le pouvoir judiciaire.

Cette manifestation avait été appelée par les Frères musulmans alors que le Sénat dominé par les islamistes s'apprête à discuter des amendements à la loi judiciaire prévoyant notamment de ramener l'âge de la retraite des juges de 70 à 60 ans. Des juges ont accusé les islamistes d'essayer de se débarrasser ainsi de juges hostiles.

Le mois dernier, un tribunal a rejeté un décret du président Morsi limogeant le procureur général Abdel Meguid Mahmoud, nommé par le président déchu Hosni Moubarak.

Cette cour avait accusé M. Morsi d'avoir outrepassé ses pouvoirs en limogeant M. Mahmoud, accusé par les militants de la révolte de 2011 d'être à l'origine de l'insuffisance des preuves présentées par le Parquet dans les procès des responsables de l'ancien régime.

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