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Entente entre le Kosovo et la Serbie pour normaliser leurs relations

19/04/2013 01:44 EDT | Actualisé 19/06/2013 05:12 EDT

BRUXELLES - La Serbie et le Kosovo ont conclu une entente potentiellement historique vendredi pour normaliser leurs relations, ce qui mettrait fin à des années d'acrimonie et placerait les deux États en bonne position pour devenir membre de l'Union européenne (UE).

L'entente provisoire a conclu des mois de négociations tendues et a illustré la détermination du premier ministre serbe Ivica Dacic et du premier ministre du Kosovo, Hashim Thaci, a souligné la négociatrice de l'UE, Catherine Ashton.

L'accord, au sujet duquel peu de détails étaient disponibles, reconnaîtrait l'autorité du gouvernement kosovar sur le nord de l'État, qui est habité par des Serbes.

M. Dacic a prévenu que l'accord pourrait toutefois être rejeté par les dirigeants serbes, qui décideront s'ils l'acceptent «au cours des prochains jours», selon le premier ministre.

Le Kosovo, ancienne province serbe, a déclaré son indépendance en 2008. Depuis, le gouvernement de Belgrade a insisté qu'il ne reconnaîtrait jamais la souveraineté du Kosovo, que les nationalistes serbes considèrent être le berceau de leur ancien royaume médiéval.

Le Kosovo a par contre été reconnu par plus de 90 pays, dont les États-Unis et 22 des 27 membres de l'Union européenne. En raison de l'opposition de la Russie et de la Chine, des alliés de la Serbie qui siègent au Conseil de sécurité, le Kosovo n'est pas membre des Nations unies.

La Serbie a renoncé au contrôle de la majorité du Kosovo en 1999, lorsque l'OTAN a chassé les troupes serbes de la région après trois mois de bombardements.

L'une des principales conditions — et l'un des points cruciaux en litige — à l'accession de la Serbie au sein de l'UE est que le pays renonce à son contrôle à la partie nord du Kosovo, qui correspond au cinquième de la superficie du pays.

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