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Damas ne collabore pas, selon le médiateur de l'ONU

19/04/2013 06:23 EDT | Actualisé 19/06/2013 05:12 EDT

Le médiateur des Nations unies en Syrie a brossé un sombre portrait de l'évolution des pourparlers dans ce pays, vendredi, affirmant au Conseil de sécurité que Damas ne collaborait absolument pas aux négociations.

À l'issue d'une rencontre à huis clos avec l'organe onusien, Lakhdar Brahimi a déclaré aux journalistes qu'avec les Syriens, il « n'allait nulle part ».

Depuis l'an dernier, M. Brahimi a le mandat de faire la promotion d'un plan de paix qui comprendrait notamment la formation d'un gouvernement de transition impliquant des membres de l'opposition, ce qui écarterait le président Bachar Al-Assad. Damas n'a démontré aucun intérêt à discuter d'un possible départ du dirigeant contesté.

L'émissaire a également décoché quelques flèches en direction du Conseil de sécurité, qui n'arrive pas à s'entendre sur une résolution. Tandis que les nations occidentales et arabes tiennent Bachar Al-Assad responsable de la perpétuation du conflit, la Russie et la Chine estiment que les rebelles sont également à blâmer.

Il y a certes eu des progrès, mais ceux-ci sont trop modestes, s'est désolé Lakhdar Brahimi, qui a par ailleurs dû nier des rumeurs voulant qu'il s'apprête à présenter sa démission.

Lakhdar Brahimi a succédé l'an dernier à l'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qui avait claqué la porte avec colère.

« Je n'ai pas démissionné, a-t-il lâché. Chaque jour, je me réveille et je pense que je devrais démissionner. Mais je ne l'ai pas fait. Un jour peut-être, un jour, je quitterai, et je vous assure que vous en serez informés. »

En Syrie, de violents affrontements faisaient toujours rage, vendredi, à proximité de la frontière libano-syrienne. Des tirs de mortier ciblant la ville de Homs, troisième en importance au pays, ont fait 18 morts, d'après les informations de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).


Associated Press

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