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CONCACAF: l'ancien président et l'ancien secrétaire général accusés de fraude

19/04/2013 06:31 EDT | Actualisé 19/06/2013 05:12 EDT

PANAMA, Panama - L'ancien président et l'ancien secrétaire général de la CONCACAF se sont enrichis grâce à de la fraude lorsqu'ils étaient en poste, selon un rapport du comité d'éthique de la CONCACAF publié vendredi.

Le comité a remis un long rapport sur les activités de l'ancien président Jack Warner et l'ancien secrétaire général Chuck Blazer lors du congrès de la CONCACAF au Panama. Le président de la FIFA, Sepp Blatter, participe aussi au congrès.

«Nos informations démontrent qu'ils ont commis de la fraude», a déclaré David Anthony Cathcart Simmons, un membre du comité d'éthique.

Warner a démissionné de son poste de président de la CONCACAF en juin 2011 après que Blazer eut accusé le président de la confédération asiatique de l'époque, Mohamed bin Hammam, et Warner d'avoir tenté de remettre des pots-de-vin de 40 000 $ US à des délégués des Caraïbes afin de voter pour bin Hammam lors de l'élection présidentielle de la FIFA. Blazer a démissionné de son poste de secrétaire général de la CONCACAF en décembre 2011.

Le rapport du comité est concentré sur Warner, qui a été à la tête de la CONCACAF pendant près de 30 ans, et sur les décisions administratives et financières de Blazer. Il y aurait eu «fraude» dans la gestion d'un centre d'entraînement construit en 1995 afin d'aider les joueurs de la région à s'entraîner et à développer leurs habiletés, a indiqué Simmons.

Le centre, qui a ensuite été rebaptisé en l'honneur de l'ancien président de la FIFA Joao Havelange, a été construit à Port-d'Espagne, la capitale de Trinité-et-Tobago, le pays natal de Warner. À l'époque, Warner était aussi vice-président de la FIFA.

«Warner a déclaré à la FIFA que les fonds serviraient afin d'appuyer le développement, mais n'a jamais dit à la FIFA que le complexe serait construit sur des terres appartenant à ses compagnies», a expliqué Simmons.

Warner «a trompé des personnes et des organisations» en leur faisant croire que le complexe appartenait à la CONCACAF et non à lui, a-t-il ajouté.

Près de 26 millions $ ont été investis dans ce projet entre 1996 et 2006. Une bonne partie des fonds ont été donnés par la FIFA.

Le comité n'a pas eu accès aux données financières du centre d'entraînement et ni Warner, ni Blazer ont coopéré à l'enquête, a ajouté Simmons.

Warner est présentement le ministre de la Sécurité nationale de Trinité-et-Tobago.

Blazer aurait détourné au moins 21 millions $ en compensations de la CONCACAF qu'il se serait adjugées sans aucune autorisation, a poursuivi Simmons.

De plus, Blazer aurait acheté des appartements en utilisant les fonds de la CONCACAF.

«J'ai raconté la triste et misérable histoire de la CONCACAF, une histoire d'abus de pouvoir par des personnes qui ont permis à l'organisation de devenir rentable, mais qui se sont enrichis aux dépens de leur propre organisation», a déclaré Simmons, un ancien juge en chef aux Barbades, qui a parlé du rapport pendant plus d'une heure.

Warner et Blazer nient avoir commis des actes répréhensibles.

La CONCACAF avait créé un commission d'enquête après que Warner et Blazer eurent remis leur démission.

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