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USA: la réforme de l'immigration sera "longue et laborieuse" (sénateurs)

18/04/2013 05:18 EDT | Actualisé 18/06/2013 05:12 EDT

Les huit sénateurs américains des deux grands partis qui ont concocté un projet de refonte des lois sur l'immigration ont averti jeudi à Washington que la route de la réforme était semée d'embûches politiques.

"Aujourd'hui ne marque que le début du voyage. Ce sera long et laborieux", a déclaré le démocrate Charles Schumer lors d'une conférence de presse, initialement prévue mardi, mais qui avait été reportée à la suite des attentats de Boston.

"La route sera longue et difficile", a confirmé John McCain, l'ancien candidat républicain à la présidentielle de 2008 face à Barack Obama.

Mais les sans-papiers "sont ici et nous ne pouvons rien faire, de façon réaliste, pour les forcer à rentrer dans leurs pays d'origine. Beaucoup d'entre eux contribuent à notre société et produiront encore plus s'ils sortent de l'ombre", a-t-il dit.

Leur proposition de loi, publiée mardi, prévoit la régularisation de la plupart des 11,5 millions de sans-papiers qui vivent aux Etats-Unis, dont environ 6,8 millions sont mexicains.

Selon leur texte, les clandestins pourraient demander la nationalité américaine au bout de 13 ans.

Les autres élus membres du groupe de travail, surnommé le "gang des huit", incluent deux élus d'origine hispanique: Marco Rubio, 41 ans, possible candidat aux primaires républicaines en 2016, et le démocrate Robert Menendez, 59 ans, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Deux auditions parlementaires sur la proposition de loi, longue de 844 pages, se tiendront vendredi et lundi, avant un vote en commission la première semaine de mai et une discussion au Sénat au plus tard en juin.

Mais l'aile conservatrice du parti républicain se déclare déjà insatisfaite des mesures visant à sécuriser la frontière et stopper l'arrivée de futurs sans-papiers.

Les Américains "ne veulent pas de régularisation maintenant avec une promesse de fermeté à l'avenir, qui ne se produit jamais", a déclaré Jeff Sessions, un républicain, lors d'une conférence de presse.

"Le pays n'a aucune obligation morale et certainement pas légale de donner à quelqu'un qui est entré illégalement dans le pays les mêmes avantages qu'à ceux qui sont entrés légalement, et je ne pense pas que la nationalité doive être accordée" dans ce cas, a-t-il dit à des journalistes.

mlm-ico/mdm

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