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Syrie: Washington enquête sur l'utilisation éventuelle d'armes chimiques (responsable)

18/04/2013 06:41 EDT | Actualisé 18/06/2013 05:12 EDT

Les agences de renseignement américaines enquêtent sur l'utilisation éventuelle d'armes chimiques par le régime syrien dans sa guerre contre les rebelles, évoquée par des pays européens, a déclaré jeudi un haut responsable américain.

Selon certaines informations, un agent chimique "très suspect" pourrait avoir été utilisé au cours de récentes batailles en Syrie, mais les services d'espionnage sont toujours en train d'évaluer ces informations et n'ont pas encore tiré de conclusion, a expliqué à l'AFP ce responsable sous couvert d'anonymat.

Il est possible que des armes chimiques aient été utilisées d'une manière limitée et très "localisée", et non à une large échelle, a-t-il ajouté.

La semaine passée, des diplomates à l'ONU ont confié sous le couvert de l'anonymat que les pays occidentaux avaient des "preuves solides" que des armes chimiques avaient été utilisées au moins une fois dans le conflit syrien.

Selon le Washington Post et la revue Foreign Policy, qui citent des responsables anonymement, la France et le Royaume-Uni ont informé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon que des examens du sol, des entretiens avec des témoins et les rebelles montraient que des agents neurotoxiques avaient été utilisés dans et autour d'Alep, de Homs et peut-être à Damas.

Le responsable américain a souligné que les informations rapportées par Paris et Londres étaient étudiées sérieusement.

La situation sur le terrain rend toutefois difficile la confirmation de telles allégations, ont souligné d'autres responsables et experts.

Mercredi, le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a confirmé la position de l'administration Obama, qui considère comme une "ligne rouge" à ne pas franchir l'utilisation d'armes chimiques en Syrie.

"Si (le président syrien Bachar al-)Assad et ceux sous son commandement ont recours aux armes chimiques ou manquent à leurs obligations de les sécuriser, il y aura des conséquences et ils seront tenus pour responsables", a déclaré M. Hagel lors d'une audition devant la commission sénatoriale des Forces armées.

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