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République dominicaine: une Française condamnée en appel à 8 ans ferme pour trafic de drogue

18/04/2013 05:40 EDT | Actualisé 18/06/2013 05:12 EDT

Une mère de famille française qui avait été interpellée en avril 2012 avec 11 kilos de cocaïne dans ses bagages en République dominicaine a été condamnée en appel jeudi à huit ans de prison, a-t-on appris auprès de sa famille et de son avocat français.

Cette peine, prononcée par la cour d'appel de Puerto Plata, est identique à celle émise en première instance par la justice dominicaine, qui avait reconnu coupable de trafic de drogue Liana Guillon, mère de cinq enfants, détenue en République dominicaine depuis un an.

"C'est une énorme déception", a réagi auprès de l'AFP Me Olivier Desandre Navarre, qui avait dénoncé lors de la procédure une enquête menée exclusivement à charge.

"Il nous reste à présent un recours possible devant la cour suprême de justice dominicaine. Nous allons voir avec elle ce qu'elle souhaite faire", a-t-il poursuivi.

Liana Guillon, qui a toujours clamé son innocence, avait été arrêtée avec son mari et leur bébé à l'aéroport de Puerto Plata, le 29 avril 2012, alors qu'ils s'apprêtaient à monter dans l'avion qui devait les ramener à Paris, après avoir passé leur lune de miel en République dominicaine.

Dans leur bagage de cabine se trouvaient 11 kilos de cocaïne, selon les autorités dominicaines. Le couple, qui nie les faits, affirme avoir été "piégé" par des trafiquants.

Au cours de l'audience, le représentant du parquet avait écarté l'hypothèse d'une substitution de contenu, affirmant que des images tournées par les caméras de surveillance de l'aéroport révèlent que Liana Guillon n'a, à aucun moment, perdu son bagage de vue.

A l'issue d'une audience préliminaire le 8 octobre 2012, son mari, Christophe Guillon, avait été remis en liberté par le tribunal de Puerto Plata. Son épouse était toutefois restée incarcérée.

Avant leur arrestation, le Français, ingénieur en informatique, et sa femme, employée à la sécurité sociale, vivaient à Pontoise, en région parisienne, et élevaient les quatre enfants nés des unions précédentes de Mme Guillon.

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