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Le NPD s'inquiète de l'embauche de pilotes étrangers par les lignes canadiennes

18/04/2013 01:12 EDT | Actualisé 18/06/2013 05:12 EDT
PC

OTTAWA - Le Nouveau Parti démocratique (NPD) s'inquiète de l'embauche de nombreux pilotes étrangers au Canada, alors que des pilotes canadiens auraient actuellement du mal à se trouver du travail.

Des lignes aériennes ont recours au programme de travailleurs étrangers temporaires (PTET) et à un programme de réciprocité pour embaucher des pilotes, particulièrement en haute saison.

Selon le NPD et les regroupements de pilote, ces employeurs détournent la fonction première de ces programmes pour éviter de payer la formation spécialisée que doivent suivre les pilotes afin de pouvoir faire voler différents types d'appareil. Le prix de ces cours peut s'élever à plusieurs dizaines de milliers $ par pilote, par type d'avion.

Selon le pilote d'Air Transat Gilles Hudicourt, une ligne aérienne du pays embaucherait actuellement 70 pour cent de ses effectifs à l'étranger. Dans certains cas, les pilotes provenant de l'étranger seraient payés le tiers du salaire des Canadiens.

Résultat: les pilotes canadiens mis à pied n'arrivent plus à se trouver du travail et doivent à leur tour s'expatrier.

Cette tendance ne toucherait toutefois pas les grandes compagnies aériennes.

Selon le NPD, le gouvernement conservateur ne parvient pas à empêcher que les compagnies abusent ainsi des programmes de travailleurs étrangers.

«On ne devrait pas, comme compagnie canadienne, faire des économies sur le dos de nos pilotes, en n'engageant pas les frais nécessaires pour les former adéquatement pour être capables de faire leur travail», a illustré le porte-parole néo-démocrate en matière de Travail, Alexandre Boulerice.