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Lisée accuse Trudeau d'agir en prince d'Ottawa 

18/04/2013 11:34 EDT | Actualisé 18/06/2013 05:12 EDT

Le ministre des Relations internationales Jean-François Lisée s'est offusqué, jeudi, que le chef libéral Justin Trudeau ait demandé à rencontrer simultanément tous les chefs de partis à l'Assemblée nationale.

M. Lisée a accusé M. Trudeau d'agir en prince qui convoque ceux qui pourraient être ses sujets.

Selon le ministre, le chef libéral fédéral, qui passera à Québec jeudi sans rencontrer la première ministre Pauline Marois, souhaitait que les trois chefs coordonnent leurs agendas.

Mercredi, le cabinet de Mme Marois n'avait pas évoqué la précision apportée par M. Lisée concernant la simultanéité de la rencontre.

L'attachée de presse Marie Barrette avait simplement expliqué que Mme Marois n'était tout simplement pas disponible pour rencontrer M. Trudeau ce jeudi, mais qu'elle attendait des propositions de dates pour une rencontre ultérieure.

Lors d'un point de presse avant la période des questions, M. Lisée a expliqué que la première demande de M. Trudeau visait une réunion commune.

« M. Trudeau avait demandé à rencontrer les trois chefs en même temps, a-t-il dit. C'était sa première demande. Tel un jeune prince descendant d'Ottawa pour rencontrer ceux qui pourraient être ses sujets. »

Jeudi, M. Trudeau rencontrera le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, ainsi que le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard.

Les péquistes ont été irrités par des propos de M. Trudeau, mercredi, quand le chef libéral fédéral, élu dimanche, a affirmé que le Québec avait « choisi » de ne pas ratifier la Constitution parce qu'elle avait un premier ministre souverainiste à l'époque, René Lévesque.

Cette déclaration est survenue alors qu'à l'unanimité, l'Assemblée nationale a réclamé par motion l'ouverture des archives d'Ottawa pour faire la lumière sur des allégations de collusion entre le judiciaire et l'exécutif lors du rapatriement de la Constitution, en 1981-1982

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