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Lettres empoisonnées aux É.-U.: un homme du Mississippi est arrêté et arrêté

18/04/2013 12:48 EDT | Actualisé 17/06/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - Un homme du Mississippi a été arrêté et accusé d'avoir envoyé des lettres contenant supposément de la ricine, un poison foudroyant, au président américain Barack Obama et à d'autres politiciens.

L'agent spécial du FBI responsable du dossier, Daniel McMullen, affirme que cet individu a été arrêté mercredi. Il s'agirait de Paul Kevin Curtis, un homme âgé de 45 ans et originaire de Corinth, au Mississippi.

L'accusé a décrit une théorie de conspiration selon laquelle il existerait un marché noir de parties du corps humain. Curtis serait aussi un imitateur d'Elvis Presley.

Les autorités attendent toujours les résultats définitifs des tests des lettres envoyées à M. Obama et au sénateur républicain du Mississippi, Roger Wicker.

Une note d'information du FBI, obtenue par l'Associated Press, précise que les deux lettres avaient été postées à Memphis, au Tennessee.

Les missives envoyées à Barack Obama et au sénateur Roger Wicker contiennent le même message et des signatures identiques, mentionne-t-on dans cette note.

«Voir quelque chose de mal et ne pas le révéler équivaut à devenir un complice silencieux de sa poursuite», peut-on lire dans les deux lettres. «Je suis KC et j'ai approuvé ce message», conclut l'auteur, faisant référence à une formule que les politiciens américains utilisent à la fin de leurs publicités télévisées.

Plusieurs autres rapports faisant état de la réception d'enveloppes suspectes sont toujours sous enquête, alors que la capitale américaine est sur les dents depuis que l'explosion de deux bombes a fait trois morts et plus de 170 blessés lundi, au marathon de Boston. Le FBI a déclaré qu'il n'y avait aucune preuve d'un lien entre les attaques à Boston et les lettres. Les missives envoyées à MM. Obama et Wicker sont datées du 8 avril, soit avant le marathon.

Trois colis jugés suspects qui ont été envoyés dans des édifices du Sénat américain ont également fait l'objet d'enquêtes. Ils étaient finalement inoffensifs, a indiqué la police du Capitole.

Le porte-parole du Secret Service, Ed Donovan, a expliqué que la lettre envoyée au président a été interceptée mardi dans un centre de tri loin de la Maison Blanche.

Un autre élu a rapporté mercredi avoir reçu une lettre suspecte. Le sénateur démocrate du Michigan, Carl Levin, a indiqué mercredi que les autorités avaient été alertées après qu'une enveloppe suspecte eut été reçue à son bureau régional.

Par voie de communiqué, le sénateur a précisé que son assistant n'avait pas ouvert la lettre en question, reçue mercredi, et que les autorités menaient l'enquête.

Le sénateur républicain de l'Arizona Jeff Flake a fait savoir que des lettres suspectes reçues à son bureau de Phoenix ne contenaient finalement rien de dangereux. Un paquet livré au bureau de Dallas du sénateur John Cornyn était lui aussi sans danger, a mentionné un porte-parole du service de protection incendie.

Lors d'une séance d'un comité de la Chambre des représentants, le directeur du service des postes Patrick Donahoe a souligné qu'il y avait eu des alertes à la ricine depuis les célèbres lettres à l'anthrax et que des procédures étaient en place pour protéger les employés des postes et aider à retrouver les coupables.

«Au cours des années, nous avons vécu certaines situations où il y a eu certaines craintes liées à la ricine. Jusqu'à maintenant, il n'y a jamais eu de cas prouvé ayant réussi à passer à travers les mailles du filet», a-t-il dit.

Il a d'ailleurs précisé qu'aucun employé des postes n'était tombé malade en manipulant les enveloppes contenant supposément de la ricine.

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