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Lettre empoisonnée à Obama: le suspect Paul Kevin Curtis va être présenté à un juge et accusé

18/04/2013 01:30 EDT | Actualisé 18/06/2013 05:12 EDT
AP

Un quadragénaire du Mississippi (sud) a été accusé jeudi d'avoir envoyé par la poste, "volontairement et en connaissance de cause", une lettre empoisonnée au président Barack Obama, a annoncé le ministère de la Justice.

Paul Kevin Curtis, 45 ans, arrêté mercredi à son domicile de Corinth, dans le Mississippi (sud), devait être présenté dans la journée à un juge fédéral de l'Etat pour être formellement inculpé.

S'il est ensuite reconnu coupable, il encourt 15 ans de prison, 3 ans de liberté surveillée et 50.000 dollars d'amende, selon un communiqué du ministère.

Selon l'acte d'accusation, il est poursuivi pour avoir "volontairement et en connaissance de cause, déposé pour être transporté et distribué par la poste, une lettre, papier, écrit ou document contenant une menace qui pourrait prendre la vie ou infliger une blessure corporelle au président des Etats-Unis".

Paul Curtis "est soupçonné d'être à l'origine de l'envoi de trois lettres qui contenaient une substance granuleuse qui a été testée positive à la ricine".

Il est en conséquence poursuivi des mêmes charges pour "n'importe quelle autre personne" que le président américain.

Le FBI avait annoncé mercredi avoir intercepté une lettre contenant de la ricine adressée à Barack Obama, au lendemain de l'identification d'un envoi similaire à un sénateur républicain du Mississippi, Roger Wicker.

Un troisième courrier identique était adressé à un juge du Mississippi, Sadie Holland.

Les trois courriers, posté du Tennessee voisin, faisaient référence aux mêmes "pièces manquantes" et étaient signés de "KC", ce qui a permis aux enquêteurs de retrouver leur auteur, qui écrivait un livre appelé "Pièces manquantes" sur un prétendu marché noir des organes humains, dont il avait parlé au sénateur Wicker.

Cet homme, qui avait fait l'objet de plusieurs enquêtes de la police locale depuis 2007, avait été décrit par son ex-femme comme "extrêmement délirant, anti-gouvernement, persuadé que le gouvernement l'espionnait avec des drones", selon l'acte d'accusation.