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Le pétrole ouvre en hausse à New York, rebondissant après un fort recul

18/04/2013 09:27 EDT | Actualisé 18/06/2013 05:12 EDT

Le pétrole rebondissait en début de séance jeudi à New York après sa forte chute de la veille, aidé par des indicateurs en provenance d'Europe et des Etats-Unis qui rassuraient un peu les investisseurs sur les perspectives de demande énergétique dans le monde.

Vers 13H15 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de référence (WTI) pour livraison en mai gagnait 47 cents à 87,15 dollars.

"On observe un rebond sur l'ensemble des marchés, en particulier sur le marché pétrolier qui a été particulièrement chahuté ces derniers jours", a remarqué John Kilduff, d'Again Capital.

Le prix du baril new-yorkais a de fait perdu près de huit dollars en une semaine, chutant même mercredi de plus de deux dollars en une seule séance.

Ce regain de vigueur du pétrole est, selon l'expert, soutenu par des données économiques encourageantes.

"Alors qu'on craignait un peu pour les capacités de refinancement des pays européens, on éprouve un certain soulagement après la réussite de l'émission d'obligations en Espagne", a noté M. Kilduff.

Bénéficiant du climat de détente relative sur le marché de la dette souveraine du pays, Madrid a en effet levé jeudi 4,714 milliards d'euros à moyen et long terme, à des taux au plus bas depuis près de trois ans.

Parallèlement aux Etats-Unis, les nouvelles inscriptions au chômage sont légèrement remontées aux Etats-Unis la semaine dernière après leur forte baisse des premiers jours d'avril, mais moins que prévu par les analystes.

"Les cours du pétrole, qui étaient déjà en hausse, se sont encore un peu plus raffermis après la diffusion de ces chiffres car le niveau de chômage reste au final à un niveau correct", a remarqué M. Kilduff.

La remontée des cours restait toutefois limitée par les craintes sur la vigueur de la consommation énergétique mondiale et l'abondance de l'offre d'or noir.

"Les inquiétudes sur la demande après les statistiques moroses publiées (lundi et mardi) aux États-Unis et en Chine, les deux plus gros consommateurs de brut de la planète, tout comme l'accroissement de la production pétrolière américaine qui est à son plus haut niveau depuis juillet 1992, pèsent toujours sur le moral des opérateurs", ont observé les analystes de Commerzbank.

En conséquence, au-delà du rebond enregistré jeudi, "on pourrait voir d'autres investisseurs se retirer des marchés pétroliers" dans les prochains jours, ont-ils estimé.

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