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Le président israélien gracie un prisonnier palestinien ex-gréviste de la faim

18/04/2013 11:39 EDT | Actualisé 18/06/2013 05:12 EDT

Le président israélien Shimon Peres a gracié jeudi pour raisons de santé un prisonnier palestinien qui avait observé en 2012 deux longues grèves de la faim, selon un communiqué de la présidence.

Cette annonce intervient au lendemain de la Journée des prisonniers palestiniens détenus par Israël, à l'occasion de laquelle près de 3.000 détenus ont observé un jeûne et des milliers de personnes ont manifesté à travers la Cisjordanie et la bande de Gaza.

"Le président, sur recommandation de la ministre de la Justice Tzipi Livni et en accord avec les responsables sécuritaires, a signé jeudi la libération du prisonnier Mohammad Rafiq Kamal al-Taj, qui a achevé le deuxième tiers de sa peine", affirme le communiqué qui précise qu'il a été condamné en 2003 à 14 ans d'emprisonnement.

"Cette décision a été prise pour des raisons humanitaires, le détenu étant gravement malade", souligne la présidence israélienne.

Libéré, Mohammad al-Taj a été aussitôt hospitalisé à Ramallah (Cisjordanie), a indiqué le Club des prisonniers palestiniens.

Militant du Front de libération de la Palestine (FLP), il a fait partie en 2012 d'un groupe de détenus palestiniens qui avaient effectué de longues grèves de la faim, dans son cas une de 67 jours et une de 45 jours, selon les associations de défense des prisonniers.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait pris acte le 9 avril du "plaidoyer passionné" prononcé par le président palestinien Mahmoud Abbas pour la libération de ses compatriotes détenus de longue date par Israël, au terme d'une visite de trois jours en Israël et dans les Territoires palestiniens.

Il a assuré que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu était conscient du "potentiel explosif" de leur situation, après une série de heurts ces derniers mois en Cisjordanie qui ont fait des centaines de blessés, et des tirs de roquettes de Gaza sur Israël à la suite de la mort de deux détenus palestiniens.

Les espoirs de l'administration américaine de "gestes de bonne volonté" lors de cette visite du gouvernement Netanyahu, y compris la libération d'un nombre significatif de prisonniers, selon les médias israéliens, pour convaincre le président palestinien de reprendre des négociations de paix, ont été déçus.

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