NOUVELLES

Le G24 inquiet des "retombées négatives" de l'action des banques centrales

18/04/2013 08:37 EDT | Actualisé 18/06/2013 05:12 EDT

Le groupe du G24, qui réunit pays émergents et en développement, a insisté jeudi sur son inquiétude concernant les "retombées négatives" des politiques anti-crise des grandes banques centrales.

"Nous appelons les pays développés à prendre en compte les retombées négatives des périodes prolongées de politiques monétaires non-conventionnelles, sur l'inflation, la volatilité des flux de capitaux et les prix des matières premières", a indiqué ce groupement informel dans un communiqué publié en marge de l'assemblée générale FMI-Banque mondiale.

Depuis le déclenchement de la crise, les banques centrales de plusieurs pays riches, notamment la Fed aux Etats-Unis et la BCE en Europe, sont engagées dans une politique coûteuse mêlant rachat d'actifs et abaissement des taux d'intérêts afin d'injecter des liquidités et éviter un resserrement du crédit.

Tout en saluant ces mesures, le FMI en a identifié de possibles "effets pervers" pour certains pays émergents, déstabilisés par l'afflux de capitaux et l'appréciation de leur monnaie.

Regroupant des pays d'Amérique latine, du Moyen-Orient et d'Afrique, le G24 a par ailleurs de nouveau déploré que la réforme de la gouvernance du FMI, rééquilibrant l'institution au profit des émergents, ne soit toujours pas entrée en vigueur.

"Nous réaffirmons l'importance de (...) donner du crédit aux efforts actuels visant à améliorer la légitimité et l'efficacité du FMI", a indiqué le G24 dans son communiqué.

Votée en 2010, la réforme de la gouvernance du Fonds est suspendue depuis plusieurs mois à une ratification parlementaire aux Etats-Unis, qui disposent d'un droit de veto de fait.

jt/lor

PLUS:afp