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Kerry craint une "dislocation de la Syrie", réunion samedi à Istanbul

18/04/2013 03:47 EDT | Actualisé 18/06/2013 05:12 EDT

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry redoute que le conflit en Syrie ne provoque à terme la "dislocation" du pays, a-t-il dit jeudi devant des sénateurs américains, en amont d'une réunion des "Amis de la Syrie" où il discutera de l'avenir du régime de Damas.

"Le temps ne joue pas en faveur d'une solution politique, il favorise plus de violence, plus d'éléments extrémistes, et une dislocation de la Syrie", a-t-il souligné devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Le secrétaire d'Etat doit entamer samedi son 4e voyage international par une nouvelle réunion des "Amis de la Syrie" (pays arabes et occidentaux soutenant l'opposition syrienne) à Istanbul, selon un communiqué du département d'Etat.

Il doit y "rencontrer des partenaires fondamentaux et des membres de la Coalition de l'opposition syrienne pour explorer plus en profondeur les moyens par lesquels la communauté internationale peut soutenir l'opposition et accélérer une transition politique menée par la Syrie".

M. Kerry se rendra ensuite du 22 au 24 avril à Bruxelles pour une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Otan. En marge de cette rencontre, il rencontrera son homologue russe Sergueï Lavrov, dont le pays est un allié du régime syrien et qui a de nouveau dénoncé mercredi à Istanbul le rôle "négatif" joué par le groupe des Amis de la Syrie dans le conflit syrien.

"J'ai toujours l'espoir que les Russes puissent se montrer constructifs dans ce processus et que nous puissions trouver une voie pour négocier", a dit M. Kerry devant les sénateurs.

Le but de ces discussions est de "mettre tout le monde sur la même longueur d'onde" concernant l'après Bachar al-Assad en Syrie, a-t-il poursuivi, soulignant le nécessaire consensus à trouver entre le Qatar, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l'Europe.

La question des armes fournies aux rebelles syriens sera aussi abordée, alors que les Occidentaux craignent qu'elles ne tombent entre les mains de groupes extrémistes.

Le conflit est entré en mars dans sa troisième année et la peur s'accroît d'une "confrontation intercommunautaire très dangereuse sur le long terme" et "de la possibilité que des gens très mal intentionnés obtiennent des armes chimiques", a admis John Kerry.

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