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Israël pourrait bloquer les armes destinées aux rebelles syriens (Netanyahu)

18/04/2013 05:01 EDT | Actualisé 17/06/2013 05:12 EDT

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mis en garde contre la livraison d'armes aux rebelles syriens, indiquant que son pays se réservait le droit de les bloquer si elles risquaient de "tomber aux mains de terroristes", dans une interview à la BBC diffusée jeudi.

M. Netanyahu était interviewé en marge des obsèques de l'ancien Premier ministre Margaret Thatcher à Londres, où le chef de la diplomatie britannique William Hague a affirmé mercredi que le Royaume-Uni et la France continueraient à travailler à la levée de l'embargo de l'Union européenne sur l'armement des rebelles en Syrie.

"Armer les rebelles pose la question de quels rebelles et quelles armes", a souligné le Premier ministre israélien. "C'est une situation compliquée parce qu'il y a des mauvais qui combattent des mauvais".

"Nous sommes inquiets que des armes qui pourraient changer l'équilibre des forces au Moyen-Orient tombent entre les mains de ces terroristes", a-t-il précisé, citant notamment les groupes jihadistes et Al-Qaïda dans les rangs de la rébellion.

Mais il a aussi cité le Hezbollah libanais, qui lui, soutient le régime de Damas contre les rebelles.

"Nous nous réservons le droit d'empêcher cela de se produire", a ajouté M. Netanyahu, se refusant à confirmer ou infirmer les informations sur un raid aérien israélien en janvier contre un convoi d'armes syriennes présumé destiné au Hezbollah.

"Nos principales inquiétudes concernent les armes qui sont déjà en Syrie. Il s'agit d'armes anti-aériennes, des armes chimiques et autres, très très dangereuses qui pourraient changer la donne", a déclaré M. Netanyahu.

M. Netanyahu a rencontré le Premier ministre britannique David Cameron, et tous deux sont convenus que la guerre civile en Syrie présentait de "graves risques sur les plans humanitaire et de la sécurité", a-t-il dit.

Israël, officiellement en état de guerre avec la Syrie, surveille attentivement les combats à proximité de la ligne de cessez-le-feu sur le plateau du Golan, dont il occupe quelque 1.200 km2, qu'il a annexés, une décision non reconnue par la communauté internationale.

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