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Affaire Tapie: Lagarde, convoquée, ne voit "rien de nouveau sous le soleil"

18/04/2013 10:43 EDT | Actualisé 18/06/2013 05:12 EDT

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a estimé jeudi qu'elle ne voyait "rien de nouveau sous le soleil" après l'annonce de sa convocation fin mai par la Cour de justice de la République dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais.

"Il n'y a rien de nouveau sous le soleil (...). Cela ne change rien à ma détermination, à ma concentration et à mon enthousiasme" dans l'exercice de (mes) fonctions à la tête du Fonds monétaire international, a-t-elle déclaré, ajoutant qu'elle avait "hâte" de répondre à la convocation de la justice.

Son avocat Me Yves Repiquet a confirmé jeudi que l'ancienne ministre de l'Economie serait entendue "à la fin du mois de mai" dans le cadre de l'enquête sur le recours controversé à une procédure d'arbitrage pour solder le contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais.

Nommée en juillet 2011 à la tête du FMI après la démission forcée de Dominique Strauss-Kahn, Mme Lagarde est visée par une enquête pour "complicité de faux et de détournement de fonds publics" qui avait conduit à la perquisition de son domicile parisien le 20 mars.

"Depuis 2011, je savais très bien que je serais entendue par la commission d'instruction de la Cour de justice de la République", a précisé Mme Lagarde lors d'une conférence de presse à Washington, assurant qu'elle serait "très contente de voyager à Paris pour quelques jours".

Interrogée par France 24 sur les risques d'une mise en examen et son possible impact sur son maintien à la tête du FMI, la dirigeante a assuré qu'elle ne voulait pas "spéculer".

"En la matière, je ne veux pas spéculer (...) j'ai beaucoup, beaucoup à faire en ce moment", a-t-elle répondu, alors que l'assemblée générale FMI-Banque mondiale s'est ouverte jeudi.

Priée de dire si elle était "confiante" quant à l'issue de cette affaire, Mme Lagarde a récusé ce terme. "Il ne s'agit pas d'être confiante. Il s'agit d'avoir la certitude de ce que l'on a dû faire, de ce qu'il fallait faire, de ce qui était bon dans ce dossier", a--t-elle ajouté.

Fin mars, le FMI avait assuré qu'il continuait d'avoir "confiance" dans les capacités de sa directrice générale à assumer "efficacement ses fonctions" en dépit de cette affaire.

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