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Syrie: Ban Ki-moon évasif sur l'avenir du médiateur Lakhdar Brahimi

17/04/2013 02:26 EDT | Actualisé 17/06/2013 05:12 EDT

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est montré évasif mercredi sur l'avenir du médiateur international en Syrie Lakhdar Brahimi, qu'il devait rencontrer dans l'après-midi à New York.

M. Brahimi est vivement critiqué par les autorités syriennes et sa médiation ne semble faire aucun progrès, ce qui alimente des rumeurs sur une possible démission.

Interrogé sur ces rumeurs en conférence de presse, M. Ban a refusé de les commenter.

Il a cependant rejeté l'idée, évoquée par certains diplomates à l'ONU, selon laquelle M. Brahimi, émissaire à la fois de l'ONU et de la Ligue arabe, pourrait abandonner cette deuxième affiliation pour ne rester qu'au service des Nations unies. "Cela n'est pas envisagé, Lakhdar Brahimi a été et restera représentant spécial conjoint" pour les deux institutions, a-t-il affirmé.

Mais à un journaliste qui lui demandait si cela signifiait que M. Brahimi resterait à son poste "dans un avenir prévisible", M. Ban a répondu "n'avoir rien à ajouter".

Il a précisé qu'il allait rencontrer M. Brahimi pour "examiner notre stratégie" en Syrie et qu'il aurait aussi un entretien avec le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi "au début de la semaine prochaine". M. Brahimi doit s'adresser vendredi au Conseil de sécurité de l'ONU.

La Ligue arabe a reconnu la coalition de l'opposition syrienne comme seul représentant légitime et lui a attribué le siège de la Syrie.

Le quotidien gouvernemental syrien al-Baas avait critiqué lundi M. Brahimi, évoquant sa possible démission. "Comment soutenir Brahimi alors que se poursuivent les tentatives de l'ONU et de la Ligue arabe pour imposer un seul groupe (l'opposition) au peuple syrien ?", avait affirmé le journal.

M. Brahimi a succédé en septembre 2012 à Kofi Annan, démissionnaire, pour tenter de trouver une solution au conflit en Syrie, qui a fait selon l'ONU plus de 70.000 morts depuis mars 2011.

Evoquant la mission d'enquête de l'ONU sur l'utilisation d'armes chimiques dans ce conflit, M. Ban a confirmé que les négociations continuaient pour obtenir le feu vert de Damas à une enquête portant sur "toutes les accusations" et pas seulement celles du gouvernement syrien visant l'opposition.

"Je demande au gouvernement syrien de faire preuve de souplesse en acceptant les modalités proposées", a-t-il plaidé. Selon un diplomate occidental, les enquêteurs de l'ONU pourraient se rendre dans des camps de réfugiés à la recherche d'éventuels témoins, ainsi qu'à Paris et à Londres.

avz/are

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