NOUVELLES

Pétrole: l'Iran estime raisonnable un prix du baril entre 100 et 120 dollars

17/04/2013 04:11 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT
AP
A man pumps gas into his dual-tank pickup truck at a 76 gas station in Los Angeles, Friday, Aug. 10, 2012. Analysts expect gas prices to rise above $4 a gallon due to a fire at the Richmond, Calif., refinery on Aug. 6, 2012. (AP Photo/Grant Hindsley)

L'Iran, membre de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), a estimé mercredi que le prix "raisonnable" du pétrole se situait entre 100 et 120 dollars pour un baril.

"Le prix raisonnable est de l'ordre de 100 à 120 dollars", a déclaré Alireza Nikzad-Rahbar, porte-parole du ministère iranien du Pétrole aux journalistes en marge de la 18e foire internationale du pétrole, du gaz, du raffinage et de la pétrochimie qui a ouvert ses portes mercredi à Téhéran.

"Nous pensons que cette fourchette est raisonnable", a-t-il ajouté.

Le 4 avril dernier, Ali al-Nouaïmi, ministre saoudien du Pétrole, chef de file des pays de l'Opep, avait déclaré qu'un prix de 100 dollars pour un baril était "raisonnable".

L'Iran est frappé par un embargo occidental sur ses exportations de pétrole, en vigueur depuis juillet 2012 en raison de son programme nucléaire controversé.

Les sanctions bancaires et pétrolières occidentales contre l'Iran ont fait plonger les exportations de brut et perturbé le rapatriement de ses pétrodollars par Téhéran, provoquant une sévère crise économique marquée notamment par une inflation de plus de 30%, selon les chiffres officiels, et par un effondrement des investissements étrangers.

En janvier, le ministre iranien du Pétrole Rostam Ghassemi avait annoncé que les exportations pétrolières de son pays avaient baissé de 40% au cours des neuf derniers mois du fait des sanctions occidentales.

Selon les estimations de l'Opep ou de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les exportations iraniennes de brut sont tombées aux alentours de 1 à 1,3 million de barils par jour fin 2012 contre 2,1 à 2,4 mbj au début de cette année là.

Cela a entraîné par ricochet une baisse de près d'un quart de la production, tombée à moins de 3 mbj, le niveau le plus bas depuis la guerre Iran-Irak dans les années 80.