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La grève de la faim s'étend à Guantanamo: 52 détenus, selon le Pentagone

17/04/2013 06:38 EDT | Actualisé 17/06/2013 05:12 EDT

A Guantanamo, la grève de la faim, en cours depuis le 6 février pour certains détenus, s'est encore étendue: elle était suivie mercredi par 52 prisonniers sur 166, dont 15 sont désormais nourris de force, a annoncé un porte-parole militaire de la prison.

Le dernier bilan fourni vendredi par le capitaine Robert Durand était de 43 grévistes de la faim, dont 11 étaient alimentés par des tubes reliés à l'estomac.

Selon les avocats, une centaine des détenus les plus conciliants participent au mouvement, déclenché le 6 février quand des corans avaient été examinés d'une manière que les prisonniers ont perçue comme une profanation religieuse. Mais selon leurs défenseurs, c'est leur détention illimitée depuis 11 ans, sans inculpation ni procès, que dénoncent la plupart des protestataires.

"Mercredi 17 avril, sur une population carcérale de 166, nous avons actuellement 52 détenus suivis en tant que grévistes de la faim, dont 15 sont alimentés par des tubes", a déclaré le capitaine Durand, dans un communiqué.

Trois de ces détenus nourris de force ont été hospitalisés pour observation mais la vie d'aucun d'entre eux n'est actuellement en danger, a-t-il ajouté.

Le porte-parole des autorités militaires de la prison américaine a précisé qu'une "nouvelle procédure" avait été mise en place pour alerter les avocats des détenus, via le ministère de la Justice, quand une alimentation par tubes est requise pour leurs clients et approuvée par le commandant de Guantanamo.

Un rapport indépendant, signé par l'organisation Constitution Project, a condamné l'"alimentation de force" de détenus de Guantanamo, estimant qu'il s'agit "d'une forme d'abus à laquelle il faut mettre un terme".

Samedi, une soixantaine de détenus ont été transférés de cellules communes du camp 6 en cellules individuelles, après l'intervention des gardiens militaires amenés à tirer des balles non létales pour contrôler une révolte des détenus. Selon le capitaine Durand, il restait environ 70 détenus au camp 6, sur les quelque 130 habituellement parmi les plus dociles qu'il compte habituellement.

chv/are

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