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Kerry: plus que 2 ans pour parvenir à un accord de paix israélo-palestinien

17/04/2013 01:45 EDT | Actualisé 17/06/2013 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a une nouvelle fois prévenu mercredi que le temps était compté pour reprendre le processus de paix israélo-palestinien, soulignant pour la première fois qu'il ne restait plus que deux ans maximum pour y parvenir.

Lors de sa première intervention devant des élus américains depuis sa prise de fonctions à la tête du département d'Etat début février, John Kerry a indiqué que les trois voyages qu'il avait déjà effectués dans la région étaient la preuve de son engagement à chercher un moyen de reprendre les négociations de paix.

L'administration du président Barack Obama "essaie de trouver ce qu'il est possible de faire" pour y parvenir, a-t-il assuré devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants à Washington, où il présentait les priorités du département d'Etat pour le budget 2014.

Il a précisé qu'il n'avait pas de plan en poche pour le moment à proposer au Congrès "parce que nous sommes en train d'y travailler avec les parties".

"Mais je vous garantis que je resterai engagé parce que je crois que la fenêtre (d'opportunité) pour parvenir à une solution à deux Etats est en train de se refermer. Je pense qu'il nous reste du temps --entre un an, un an et demi, et deux ans-- et ensuite ce sera terminé", a-t-il prévenu.

Le chef de la diplomatie américaine, qui revient tout juste de son quatrième voyage à l'étranger où il a notamment rendu visite à Israël et aux Territoires palestiniens, a ajouté qu'il avait ressenti des deux côtés du "sérieux" et un "engagement" à trouver les moyens "de vraiment arriver à une négociation".

"Nous avons tous des devoirs à faire. Nous faisons actuellement nos devoirs. Je vous demande simplement de nous laisser un peu de temps", a-t-il dit.

M. Kerry travaille actuellement sur un projet visant à relancer l'économie palestinienne pour tenter de restaurer la confiance entre les deux parties.

Il a aussi annoncé mercredi devant une autre commission de la Chambre que l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, envoyé spécial du Quartette au Proche-Orient, avait accepté de prendre part aux efforts pour essayer de "faire aller de l'avant l'économie des Territoires palestiniens".

Le PDG de Coca Cola, Muhtar Kent, a également accepté d'y participer, selon M. Kerry. "Nous allons amener à la table (des négociations) des gens qui ont la capacité de mener des changements significatifs et d'essayer de faire avancer l'économie".

Le secrétaire d'Etat a cependant précisé que ce projet n'était pas une alternative au processus de paix, mais bien un "effort complémentaire et supplémentaire".

jkb/sam/are

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