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Corées: Ban Ki-moon sermonne Pyongyang et appelle au dialogue entre les parties

17/04/2013 03:43 EDT | Actualisé 17/06/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, affirme que le plus récent essai nucléaire de la Corée du Nord, ses menaces et ses gestes de provocation ont renforcé le consensus international voulant que la nation communiste isolée ne serait pas acceptée comme un État nucléaire.

M. Ban, qui est sud-coréen, a déclaré mercredi, dans le cadre d'une conférence de presse, que la situation dans la péninsule coréenne demeurait «hautement volatile». Il a d'ailleurs pressé tous les pays de la région d'accroître leurs efforts diplomatiques pour réduire les tensions, et éviter «tout mauvais calcul ou erreur de jugement» qui pourraient mener à des violences incontrôlables.

Le secrétaire général de l'Onu a également demandé aux leaders nord-coréens «de faire marche arrière et d'oeuvrer à l'amélioration du bien-être de leur population».

M. Ban a aussi pressé le Nord de prendre au sérieux l'offre de dialogue de Séoul. Il a ajouté qu'il poursuivrait les efforts pour faciliter les discussions.

Par ailleurs, le secrétaire d'État américain, John Kerry, a laissé entendre, mercredi, que le régime de Pyongyang s'effondrerait sans l'aide économique de son bienfaiteur chinois.

Lors d'une présentation devant le Comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants, M. Kerry a souligné l'importance, pour les États-Unis, de travailler avec Pékin pour s'attaquer aux craintes croissantes concernant les menaces nord-coréennes et son programme nucléaire.

Au dire du secrétaire d'État, les 15 ou 20 dernières années passées à tenter de négocier avec Pyongyang ont démontré que les États-Unis n'ont pas d'influence directe autre que la menace militaire, qui comporte d'énormes risques.

M. Kerry, qui a visité Pékin la semaine dernière, a mentionné que la Chine avait démontré une volonté de travailler avec Washington sur une solution diplomatique.

Il a toutefois ajouté que Pékin s'inquiète du problème humanitaire qui pourrait déborder à sa frontière avec la Corée du Nord si l'instabilité augmente dans la péninsule coréenne.

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