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Canada: la Banque Mondiale sanctionne SNC-Lavalin pour corruption présumée

17/04/2013 04:59 EDT | Actualisé 17/06/2013 05:12 EDT

La Banque mondiale a annoncé mercredi avoir interdit une branche du géant canadien de l'ingénierie SNC-Lavalin, et une centaine de ses filiales, de participer à ses projets pendant dix ans, pour corruption présumée lors de la construction d'un pont au Bangladesh.

Il s'agit d'allégations concernant des pots-de-vin versés à des responsables au Bangladesh par SNC-Lavalin Inc., qui travaillait sur le projet de ce pont de plus de 6 kilomètres de longueur sur le fleuve Padma, précise la BM.

Pendant l'enquête sur cette affaire, la Banque avait appris que des fautes avaient été également commises par la même branche du groupe canadien sur un chantier d'électrification au Cambodge, ajoute le communiqué.

Ce bannissement a été décidé dans le cadre d'un accord négocié entre la Banque mondiale et SNC-Lavalin. La durée de la sanction pourra être réduite à huit ans, si la société respecte toutes les procédures prévues par cet accord.

Les autres branches de SNC-Lavalin éviteront le bannissement à condition de suivre ces dispositions.

Deux anciens cadres du groupe, Ramesh Shah, 61 ans, et Mohammad Ismail, 48 ans, sont poursuivis actuellement au Canada pour corruption de fonctionnaire étranger.

De son côté, le groupe SNC-Lavalin a annoncé lui aussi la conclusion de cet accord, affirmant qu'il avait ouvert une enquête interne dès que l'affaire lui avait été signalée et avait "collaboré activement" avec la BM.

Il a relevé que le règlement n'entraînait aucune sanction pécuniaire à son égard.

La Banque Mondiale avait annulé un crédit de 1,2 milliard de dollars pour le pont sur le Padma, à la suite d'allégations de corruption touchant d'importants responsables de Dacca.

via/sab/are

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