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Bachar al-Assad accuse l'Occident de soutenir al-Qaïda en Syrie

17/04/2013 07:27 EDT | Actualisé 17/06/2013 05:12 EDT

BEYROUTH - Le président syrien a accusé mercredi l'Occident de soutenir les combattants d'al-Qaïda dans le conflit sanglant qui fait rage au pays, avertissant que l'Europe et les États-Unis en paieraient le prix alors que le réseau terroriste continue à prendre de l'expansion.

Bachar al-Assad s'en est aussi pris à la Jordanie, qui laisse selon lui des «milliers» de combattants franchir sa frontière pour pénétrer en Syrie.

Cette rare entrevue accordée à la télévision par le président controversé survient alors que l'armée syrienne tente toujours de repousser les rebelles. Des extraits de l'entretien réalisé par la chaîne de télévision officielle du régime syrien Al-Ikhbariya ont été publiés sur sa page Facebook.

«Tout comme l'Occident a financé al-Qaïda à ses débuts en Afghanistan, et en a ensuite chèrement payé le prix, il les soutient aujourd'hui en Syrie, en Libye et dans d'autres pays et en paiera le prix plus tard au coeus de l'Europe et des États-Unis», a lancé Bachar al-Assad.

Pendant ce temps, les insurgés continuaient à disputer aux forces gouvernementale le contrôle de deux bases militaires dans le nord-est du pays. Des roquettes tirées par le régime syrien auraient tué 12 personnes dans le centre du pays mercredi.

L'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, affirme que les roquettes sont tombées sur le village de Buwaydah, près de Homs, et qu'on compte deux femmes et deux enfants parmi les victimes. Des combats féroces se dérouleraient dans la région.

Dans la province d'Idlib, dans le nord-est du pays, les rebelles tentaient mercredi d'encercler les bases militaires d'Hamadiya et de Wadi Deif, près de la ville de Maaret al-Numan.

Une embuscade tendue par l'armée dans ce secteur a coûté la vie à 20 rebelles samedi. Cela a permis aux forces gouvernementales de reprendre le contrôle d'une autoroute sans laquelle ces deux bases ne pouvaient être ravitaillées que par la voie des airs.

Du côté de Washington, on s'apprête à envoyer du renfort à la frontière jordano-syrienne.

Le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a annoncé mercredi aux sénateurs que 200 soldats d'une base américaine située en Jordanie soutiendraient les efforts visant à contenir la violence le long de la frontière.

Ils doivent remplacer un nombre équivalent de troupes qui se trouvaient en Jordanie depuis quelques mois.

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