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Venezuela: Washington critique l'officialisation de la victoire de Maduro

16/04/2013 02:55 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont mis en cause mardi l'officialisation de la victoire de Nicolas Maduro à la présidentielle vénézuélienne tout en condamnant les violences post-électorales.

"Il est difficile de comprendre pourquoi le Conseil national électoral a proclamé la victoire du président Nicolas Maduro avant la fin du nouveau décompte des voix", a déclaré un porte-parole du département d'Etat, Patrick Ventrell, lors d'un point presse.

"Ils n'ont pas expliqué pourquoi ils s'étaient dépêché de prendre cette décision", a-t-il ajouté, précisant que les Etats-Unis n'étaient pas prêts de reconnaître Nicolas Maduro comme le vainqueur du scrutin.

Le porte-parole a rappelé que les Etats-Unis soutenaient le droit à manifester pacifiquement mais condamnaient les violences qui ont fait au moins 7 morts et une soixantaine de blessés.

"La violence n'a pas sa place dans un processus électoral démocratique. Par conséquent nous nous joignons aux autres voix pour demander à tous les Vénézuéliens de cesser les violences", a ajouté Patrick Ventrell.

La Maison Blanche avait estimé lundi qu'un "audit de l'élection était une étape importante, prudente et nécessaire".

Un mois à peine après la mort d'Hugo Chavez, M. Maduro a remporté dimanche la présidentielle avec à peine 250.000 voix d'avance au grand dam du candidat de l'opposition Henrique Capriles, qui réclame un nouveau décompte des bulletins de vote. Sur son initiative, des milliers de personnes sont descendues dans la rue, provoquant des échauffourées.

Un responsable américain, parlant sous couvert d'anonymat, a admis qu'il était peu probable que le Venezuela accepte de recompter les voix dans les jours prochains et que Washington ne voulait pas faire de l'ombre à l'opposition.

"L'opposition a besoin d'espace pour exprimer le point de vue des 50% de Vénézuéliens qui n'ont pas voté" pour le président, a affirmé cette source.

"Après avoir été si clairs sur la nécessité d'un nouveau comptage, il aurait été inhabituel pour nous de dire soudainement "pas de problème", a ajouté ce responsable.

Hugo Chavez avait accusé les Etats-Unis d'avoir été impliqués dans le coup d'état en 2002 qui l'avait brièvement écarté du pouvoir.

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